Contemporain, Littérature Anglophone

« The Turner House » Angela Flournoy (2017)

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Editions : Les Escales / Sortie : 2017 / 435 Pages / 21,90€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père. Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là. Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

MON AVIS

Si le début me paraissait un peu long, je me suis ensuite laissée prendre par l’histoire émouvante de cette famille nombreuse. On suit ici plusieurs membres de la famille, mais surtout Cha-Cha, l’ainé de la famille, devenu chef de la famille après la disparition du papa. On est un coup dans le passé, un coup dans le présent. Et généralement, c’est un concept que j’aime bien dans les romans. Il permet de mettre l’accent sur certains points, d’avoir des précisions, et d’avancer au fur et à mesure de l’histoire, tout en assemblant les différentes pièces d’un seul et même puzzle.

C’est un roman vraiment très bien écrit. Mais je n’ai mit que 3/5 parce-que ce n’est pas un coup de coeur pour moi, et comme je l’ai dit le début était un peu long. J’ai mis un petit peu de temps à rentrer dedans. Mais je me suis accrochée, et j’ai bien fait. Car c’est une belle histoire.

Mais c’est aussi une histoire triste. Les conditions des noirs à une certaine époque, le racisme, les préjugés… Je me suis attachée à Cha-Cha. Toute cette famille comporte des caratères différents rattachés à tous les membres. Certains se rapprochent, d’autres s’éloignent. Et tout ceci, le passé comme le présent, se passe dans un seul et même lieu, leur maison de Yarrow Street. Cette maison est un membre à part entière de la famille et est au coeur de cette histoire. Oh et j’ai bien aimé cette histoire de fantôme que Cha-Cha tente d’élucider depuis qu’il est tout petit. La fin est très émouvante.

Alexandra

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Aventure, Coups de Coeur, Dystopie, Jeunesse, Littérature Anglophone

« The Maze Runner : The Fever Code » – James Dashner (2017)

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Editions : Pocket Jeunesse / Sortie : 2017 / 416 Pages / 18,50€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Le monde touche à sa fin. L’éruption solaire n’était que le commencement ; à présent que la Braise s’est répandue, les hommes sont gagnés par la folie et s’entretuent. Mais le WICKED cherche un remède, et trouve le garçon parfait : Thomas. Il va alors construire un labyrinthe que lui seul pourrait détruire… La vérité sur la construction du labyrinthe, la purge et l’arrivée des blocards est enfin dévoilée !

« Stephen, Stephen, Stephen. Je m’appelle Stephen. Il lui restait que deux choses auxquelles se raccrocher : sa mémoire et son nom. Personne ne pourrait lui voler la première, mais ils faisaient leur possible pour le priver de la seconde. Depuis deux jours, ils le harcelaient pour lui faire accepter son nouveau prénom : Thomas. »

MON AVIS

Et ENFIN !! Le dernier tome de la saga L’Epreuve est sorti en France ! Bon je ne crois pas que se soit réellement le dernier. Il me semble qu’il y a encore à côté de cela deux petites stories. Je vais essayer de les trouver pour pouvoir les lire et terminer cette saga comme il faut. James Dashner m’en a fait voir de toutes les couleurs avec sa saga et je l’en remercie vraiment. Parce-que j’ai passé de supers moments de lecture, et cela à chaque tome. Avec Thomas et tous les blocards.

Et quel plaisir dans ce tome de revenir un peu en arrière et de retrouver Thomas, Newt, Minho et tous les autres ! Cela fait tellement de bien !! C’est encore une fois un super tome ! Et je le trouve beaucoup mieux que le premier presquel qui avait été fait (voir ma chronique de L’Ordre de Tuer) qui se passe avant celui-ci. Ce tome se stitue entre L’Ordre de Tuer et Le Labyrinthe. On découvre ici tous nos héros quand ils étaient enfants, et comment ils se sont retrouvés entrâinés dans toute cette histoire avec la WICKED.

Et encore une fois, on se rend compte qu’on a été mené en bateau du début à la fin ! Parce-que je peux vous dire que dans les toutes dernières pages, on apprend quelque chose d’énorme. Et je n’en revient toujours pas de cette révélation ! Après toutes ces aventures et toutes ces épreuves, découvrir ça, c’est juste…. wahou ! On nous a mentit !!! Mais je ne dirai rien. Je pense que tous ceux qui l’ont lu savent de quoi je veux parler.

Je suis tellement heureuse d’avoir fini cette saga, mais aussi triste, car ça y est, c’est la fin. Et je suis triste de quitter Thomas. Mais heureuse de pouvoir prochainement découvrir d’autres livres et sagas de cet auteur, qui je crois, a annoncé très récemment qu’il va se mettre à écrire pour les adultes. Hâte d’en savoir un peu plus.

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Cliquez sur les images pour voir mes chroniques des tomes précédents.

Alexandra

Classique, Coups de Coeur, Horreur, Littérature Anglophone

« Sweeney Todd : The String of Pearls » – James Malcolm Rymer (1850)

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Editions : Tind / Sortie : 2015 (Réédition) / 345 Pages / 19,90€ / Note :  ★★★★★

L’HISTOIRE

« C’était un homme grand, au physique ingrat, comme un pantin dont les parties auraient été mal assemblées, doté d’une bouche, de mains et de pieds si immenses qu’il était lui-même, d’une certaine manière, une véritable curiosité de la nature. » Lorsque l’on apprend la disparition d’un jeune marin dans la capitale anglaise, tous ses amis se mettent à sa recherche. Les pistes semblent toutes mener près du salon d’un barbier, aux abords de Fleet Street. Sweeney Todd a encore frappé

« Ils doivent tous mourir, hommes, femmes ou enfants, dit Sweeney Todd. Après quoi je pense qu’il y aura bientôt un grave incendie dans Fleet Street. Ha, ha ! Il pourra bien se propager et faire autant de dégâts qu’il le veut, tant qu’il détruit entièrement ma maison et mes locaux ! »

MON AVIS

Un chef d’oeuvre du XIXe siècle ! Je l’ai lu dans le cours de l’année mais je me suis dit que c’était le moment idéal pour vous faire ma chronique (car oui, elle s’est faite attendre, encore pardon). Alors pour commencer, sachez que ce n’est PAS le film ! J’ai découvert cette histoire avec l’adaptation de Tim Burton en 2007 au cinéma. Et croyez le ou non, je me souviens encore de ce jour. C’est vraiment un film qui m’a marqué ! Et quand je pense que ce film a déjà 10 ans !! Le temps passe trop vite ! Bref, après l’avoir vu encore et encore et encore… je me suis dit qu’il était peut-être temps de lire le roman.

Et je ne suis absolument pas déçue. J’aurai certes pu attendre la période d’Halloween pour le lire, mais il était dans ma bibliothèque et me tendait les bras. Il n’a rien à voir avec le film. Tout change. Car Tim Burton s’est plus basé sur la comédie musicale que sur le roman. Mais sérieusement, il est incroyable ! On est complètement happée par l’histoire, les personnages, l’ambiance et l’horreur de tout cela ! C’est top. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Je ne voulais plus le lâcher. Et quand on pense que l’histoire est basée sur des faits réels, ça fait vraiment froid dans le dos.

Le personnage de Sweeney Todd est très différent du film, son caractère est tout autre. Mais on retrouve clairement son esprit de vengeance et ses idées horrifiques. Il est tout aussi fou et démoniaque ! Et j’adore sa description physique, et celle de son rire ! Vraiment, on a l’impression de le voir juste en face de nous ! En fait, je suis complètement fan. Et j’ai vraiment accrochée avec le style de l’auteur. J’ai passé un super moment de lecture en compagnie de tout ces personnages, dans un Londres des plus sinistres. Si vous aimez les romans d’horreur, n’attendez plus ! Il est parfait !

Alexandra

Dystopie, Jeunesse, Littérature Anglophone

« The Sandcastle Empire » – Kayla Olson (2017)

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Editions : Robert Laffont (Collection R) / Sortie : 2017 / 478 Pages / 17,90€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Il suffit d’un grain de sable pour faire s’écrouler un empire. Une page s’est tournée dans l’histoire de l’humanité depuis que les dérèglements climatiques ont rendu la plus grande partie du globe inhabitable. Puis a eu lieu la révolution orchestrée par les Loups, un puissant groupe armé. Ce jour-là, ils ont pris le pouvoir. Ce jour-là, ils ont tout pris à Eden, qui n’a rien vu venir. La voilà désormais détenue dans un camp de travail sous haute sécurité. Son seul espoir ? Gagner l’île de Sanctuary dont lui a parlé son père, le dernier territoire encore neutre. Mais quand Eden parvient finalement à y accoster avec d’autres évadés, l’île se révèle encore plus dangereuse que leur précédente prison

MON AVIS

Quand je l’ai vu arrivé à la librairie, je l’ai tout de suite emprunté pour pouvoir le lire au plus vite ! Tout me plaisait ! La couverture, la collection R que j’adore et le résumé. Et je n’ai vraiment pas été déçue ! J’ai juste trouvé le début un peu long, mais c’est le temps de tout mettre en place, que se soit les personnages, l’histoire et les décors

Nous sommes ici dans un futur proche, et la nature a repris ses droits. Le dérèglement climatique à effacer tout ce que l’on connait, a détruit l’humanité. Le but maintenant ? Survivre ! Il y a donc un message écologique à travers cette dystopie qui se lit toute seule ! On est complètement happé par l’histoire. Elle est intéressante, intriguante et bien écrite. Même si de temps en temps, quelques détails n’auraient pas été de trop. Mais vraiment je le conseil, parce-que c’est super. Je ne suis pas déçue de ma lecture ! On est tenu en haleine, et c’est ça que j’adore !

En plus de toute cette histoire, on découvre Eden, la jeune fille que l’on va suivre tout au long du roman. On en apprend d’avantage sur tout ce qui s’est passé grâce à elle. On est avec elle, du début à la fin. L’histoire avec son père est également très bien amenée (même si parfois j’avais quelques doutes haha, mais ça qui rend le livre encore plus addictif. On veut en être sur !).

Petit point négatif : j’ai trouvé la fin un petit peu baclée, ça allait trop vite pour moi par rapport à tout ce qu’il s’était passé avant. Je ne sais pas s’il y aura une suite, ou bien si c’était un one-shot, mais une chose est sur c’est que si suite il y a, lecture il y aura aussi haha. Je suis contente de cette découverte. Non seulement du roman mais aussi de l’auteure. Et en plus !!! Une adaptation cinématographique va voir le jour. J’ai vraiment hâte de voir ça !

Alexandra

Aventure, Coups de Coeur, Ecosse, Fantastique, Historique, Littérature Anglophone, Romance

« Outlander : Book 4 : Drums of Autumn » – Diana Gabaldon (1996)

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Editions : J’ai Lu / Sortie : 2015 (Réédition) / 1140 Pages / 16,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l’unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n’a qu’une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce « cercle des fées » qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l’anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu’enfin, dans la paix, tous les Frazer répondent d’une seule voix à l’appel de leur clan.

« Tu es mon courage, Sassenach, et je suis ta conscience. Tu es mon cœur… et je suis ta compassion. Aucun de nous ne serait complet sans l’autre. Tu ne le sais donc toujours pas ? »

MON AVIS

Bon. je sais qu’à force, ce n’est plus un secret pour personne ! Je suis complètement en amour ! Et c’est incoyable comme cet amour pour cette histoire augmente à chaque tome ! Ce quatrième tome de la saga est absolument parfait ! On y retrouve Claire et Jamie, et quelques années ont passé. Et c’est toujours aussi bien amené, aussi bien écrit et aussi addictif !

Ce tome est encore une fois parfait ! Et en plus, on y voit beaucoup plus Brianna et Roger ! Et je les aime tellement ! Ils sont au coeur de ce tome, au coeur de l’histoire. Et c’est incroyable tout ce qui se passe avec eux. L’évolution de Brianna est formidable ! Elle est devenue une vraie femme, et prend ses propres décisions. Ne se laisse pas faire. Un véritable mélange de Jamie et Claire, et c’est vraiment beau à voir. Je ne vais pas raconter ce qu’ils font, parce-que se serait un vrai spoiler ! Mais, les voir tous les deux ensemble, et tenter, comme Claire et Jamie, de changer le cours de l’histoire (pour une autre raison cette fois-ci), et bien j’adore ! Un moment tant attendu est enfin arrivé, et oh mon Dieu, c’était parfait ! J’en ai pleuré (comme d’habitude avec cette saga). Et j’aime toujours autant le personnage de Fergus .

Sachez que c’est pareil pour la série. Je pleure à chaque épisode. Et spécialement pour cette saison 3 qui est actuellement en cours. Ce sont des épisodes extrêmement attendus !  J’ai hâte d’être lundi pour voir THE épisode ! Et même si je sais ce qu’il se passe avec les romans, je pleure ! C’est inévitable haha ! Oh, et je vous parlerai prochainement de la convention The Land Con qui a eu lieu les 7 et 8 Octobre dernier, et c’était juste magique !

Bref, plus j’avance, plus je suis accro ! Je viens de m’acheter le Tome 5 et j’ai hâte de pouvoir me plonger à nouveau dans cet univers que j’aime tant !

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Cliquez sur les images pour voir mes chroniques des tomes précédents.

Alexandra

Contemporain, Coups de Coeur, Littérature Anglophone

« The Dress » – Sophie Nicholls (2011)

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Editions : Préludes / Sortie : 2017 / 352 Pages / 15,90€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Par un matin d’hiver, Fabbia Moreno et sa fille Ella arrivent dans la petite ville de York. Fabbia veut essayer de fuir les fantômes du passé en ouvrant un magasin de vêtements vintage : une boutique de rêve, comme les femmes de York n’en ont encore jamais vu. Car la flamboyante Fabbia possède un don pour dénicher la robe idéale et l’adapter à chaque cliente. Bientôt, derrière la vitrine du magasin, les destins s’entremêlent, les identités se révèlent et les amours s’épanouissent… mais aussi la méfiance et la jalousie. L’exubérance de Fabbia dérange, et la jeune Ella, à la peau cuivrée, est une adolescente bien mystérieuse. Parviendront-elles à s’intégrer dans la communauté ? Quel sombre secret cache Fabbia derrière ses robes rouges et son accent chantant ? Sa fille elle-même sait-elle tout du passé des siens ?

« Elles traversèrent un labyrinthe de corridors, aux murs couverts de peintures et de portraits, aux tables d’acajou ornées de vases en porcelaine et de petites boîtes en argent. »

MON AVIS

Un de mes gros coups de coeur de cette rentrée littéraire 2017. C’est vrai aussi que c’est assez rare que je sois déçue par un livre de cette maison d’édition (voir article correspondant). Et celui-ci ne fait pas exception à la règle. Il est parfait pour les vacances (je l’ai lu au mois d’août pendant mes vacances d’été). C’est une belle histoire, pleine de poésie. On y parle de famille, d’amitié, d’amour, de femmes, et de robes. De plus, la couverture va parfaitement avec l’histoire, et je l’a trouve absolument magnifique.

Dans ce roman, on rencontre une jeune fille, Ella, ainsi que sa maman, Fabia (j’adore les prénoms au fait). J’aime énormément le personnage de Fabia : maman toujours là pour sa fille, femme extravagante qui vit dans son petit monde, empli de vintage et de rêves. Cette fameuse Fabia a un don : elle trouve toujours LA robe idéale pour n’importe quelle femme. Et à côté de cela, Ella va découvrir au fur et à mesure de l’histoire, un secret sur le passé de sa maman, un secret qui l’a touche elle aussi. C’est une belle histoire, où se mêlent aussi donc secrets, famille, passé et intégration.

Si vous aimez les secrets de famille, les robes, et les jolies histoires, ne tardez plus ! Lancez-vous sans plus attendre dans Une Robe Couleur de Vent !

Alexandra

Classique, Coups de Coeur, Historique, Littérature Anglophone, Témoignage

« Angela’s Ashes » – Frank McCourt (1996)

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Editions : Pocket / Sortie : 1996 / 537 Pages / 8,20€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Franck McCourt est né à Brooklyn en pleine Dépression, de parents irlandais récemment immigrés : sa mère, Angela, vient du Sud, et son farouche patriote de père, Malachy, du Nord. Leur première rencontre, un « tremblé de genoux« , annonce une longue série de grossesses pour Angela. Mais il n’y a pas d’argent pour nourrir les enfants, et les rares fois où Malachy travaille, il boit son salaire aussitôt après. Quand meurt la petite soeur de Franck, Angela et Malachy, accablés de chagrin, décident de retourner en Irlande. Mais les ruelles crasseuses et humides de Limerick font rétrospectivement paraître Brooklyn comme une sorte de paradis. Avec des pièces de pneus de bicyclette clouées à ses chaussures en guise de semelles, une tête de cochon pour le repas de Noël et du charbon ramassé sur le bas-côté des routes pour allumer le feu du foyer, Franck supporte la plus misérable des enfances, mais survit pour raconter son histoire avec exhubérance et, chose remarquable, sans la moindre rancune. Superbement écrit, Les Cendres d’Angela a été salué comme un véritable phénomène littéraire.

« Quand je revois mon enfance, le seul fait d’avoir survécu m’étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable: l’enfance heureuse vaut rarement qu’on s’y arrête. Pire que l’enfance misérable ordinaire est l’enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l’enfance misérable en Irlande catholique. Partout les gens se vantent et se plaignent des tourments de leurs jeunes années, mais rien ne peux se comparer à la version Irlandaise : La pauvreté, le père alcoolique, bavard et fainéant, la mère pieuse et résignée, qui gémit près du feu; les prêtres pompeux, les maîtres d’école tyranniques, les Anglais et les horreurs qu’ils nous ont infligées durant huit cent longues années. »

MON AVIS

J’avais tout d’abord vu le film qui porte le même nom (film d’ailleurs avec Robert Carlyle et oui encore et toujours lui haha). Et j’avais été très émue par cette histoire. Du coup je voulais absolument me mettre aux livres de l’auteur, qui raconte sa propre enfance en Irlande. Une enfance dans la pauvreté et la misère. Tout ce qu’a vécue sa famille ! C’est juste atroce ! Les maladies, les pertes d’enfants, le manque d’argent, de nourriture… C’est tellement triste !

Et l’auteur n’épargne absolument rien de ce qu’il a pu vivre dans son enfance. Il nous parle de sa mère (qui est au coeur de cette histoire), sa pauvre mère qui voit disparaitre ses enfants, qui doit supporter les maladies, qui a parfois du mal à se remettre d’une perte, qui doit aussi supporter son mari alcoolique, qui perd toujours son travail, jusqu’au jour où celui-ci trouve du travail en Angleterre et ne reviendra plus. Il nous parle de ses frères et soeurs, de ceux qu’il a perdu, et de leurs péripéties dans les rues de leur petite ville, Limerick.

C’est une lecture extrêmement émouvante, qui nous fait penser la vie autrement. Que beaucoup de personnes se plaignent pour un rien. Alors que d’autres, au contraire, n’ont rien, et vivent avec. Lecture d’autant plus poignante que l’auteur nous raconte son enfance à travers ses yeux d’enfant. Il nous raconte tout ce qu’il pensait à cette époque, parfois avec une telle innoncence que c’est très mignon. Avec tout ce qu’il a vécu, il arrive tout de même à nous parler d’espoir et de réussite. Après tout, il voulait partir en Amérique. Il a réussi, et est par la suite devenu professeur, puis écrivain. L’écriture est tellement fluide et belle, que je ne voulais plus lacher le livre

J’aimerai beaucoup lire la suite, Une enfance irlandaise : Tome 2 : C’est comment l’Amérique ? Malheureusement je ne le trouve pour l’instant nul part. Quant au troisième tome, c’est pareil haha. J’espère un jour mettre la main dessus. Une très jolie lecture en tout cas !

Alexandra