« Se questo è un uomo » – Primo Levi (1947)

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Editions : Pocket / Sortie : 2003 (Réédition) / 272 Pages / 6,30€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce. C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’on prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité.

« C’est curieux comme, d’une manière ou d’une autre, on a toujours l’impression qu’on a de la chance, qu’une circonstance quelconque, un petit rien parfois, nous empêche de nous laisser aller au désespoir et nous permet de vivre. »

MON AVIS

Cela faisait longtemps que je me disais qu’il fallait que je lise ce classique, historique ! Mon frère m’a donc prêté son exemplaire de Primo Levi. Alors je vais commencer par le petit point qui m’a gêné : l’écriture. J’ai eu assez de mal à le lire. C’était très très lent. Mais sinon c’est juste incroyable ! Je pense qu’on ne se rend pas compte de ce que ces gens ont vécu dans ces camps, jusqu’à ce qu’on lise leur témoignage. C’est puissant, et très fort ! Tous les détails, tous les évènements qu’il a vécu là-bas avec ces camarades d’infortune, c’est malheureux, effrayant, scandaleux, révoltant ! C’est un témoignage bouleversant, et qui ne laisse évidemment pas indifférent. Il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur de ces camps, et pourtant, Levi pose ces mots avec beaucoup de recherches et de coeur. Cela a dû être difficile d’écrire tout cela.

Alexandra