« Outlander : Book 1 » – Diana Gabaldon (2001)

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Editions : J’ai Lu / Sortie : 2014 (Réédition) / 852 Pages / 16,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain

« Il déboutonna sa chemise, découvrant son torse, et sortit sa dague de sous sa ceinture. Il me la lança et elle tomba lourdement à mes pieds.Puis il remit un bras sur ses yeux, pencha la tête en arrière me présentant sa pomme d’Adam.- Un coup net, juste là, sous la gorge. Il faut frapper rapidement et profondément, ça demande un peu de force. Si tu préfères, tu peux me trancher la gorge, mais tu risques de salir les draps.Je me penchai pour ramasser l’arme.- Tu aurais l’air malin si je le faisais, pauvre cloche ! lâchai-je.Je vis qu’il souriait sous son bras.- Sassenach ?- Quoi ?- Je mourrais heureux. » 

MON AVIS

Je me suis mise à lire le livre lorsque j’ai regardée la série avec Caitriona Balfe et Sam Heughan. J’ai tout simplement adoré ! Quelle histoire ! Moi qui aime les faits historiques, j’ai pris grand plaisir à lire ce roman. Ce livre m’a fait tomber amoureuse de l’Écosse, de ses paysages magnifiques, du gaélique, mais surtout de Jamie Fraser  Mais tout cela pour dire que cette saga commence merveilleusement bien avec ce premier tome ! Génial ! Au fil de la lecture, je le trouvai encore meilleur et devenai encore plus accro à cette histoire et à ses personnages auxquels je me suis tant attachéeClaire est un personnage que j’aime beaucoup, tant par son caractère que par  son courage et sa force ! A lire de toute urgence ! Remontez le temps au pays des Highlanders !

Alexandra

« Pride and Prejudice » – Jane Austen (1813)

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Editions : Le Livre de Poche, Archipoche / Sortie : 1813 / 512 Pages / 6,60€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Longbourn, dans le HertfordshireMrs Bennet est déterminée à marier ses cinq filles afin d’assurer leur avenir. Lorsqu’un riche jeune homme loue le domaine voisin de Netherfield, elle espère vivement qu’une de ses filles saura lui plaire et met tout en œuvre pour arriver à ses fins. Elizabeth observe avec ironie les manigances de sa mère. Si elle apprécie le charmant Mr Bingley, elle est tout d’abord irritée par le comportement dédaigneux de son ami, le fier Mr Darcy.

“Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de moi. Si vos sentiments sont encore ce qu’ils étaient en avril dernier, dites-le moi tout de suite. Mes sentiments et mes vœux, eux, n’ont pas changé, mais un mot de vous m’imposera silence pour toujours”.

MON AVIS

Mon livre favoris depuis des années !  Comment ne pas aimer cette histoire si romantique ? Quelle fille n’a jamais craquée sur Mr Darcy, si énigmatique et si attirant ? Je crois que ça fait longtemps que je suis tombée sous son charme, je suis clairement amoureuse de lui ! Mes amies le savent bien haha. Et Elizabeth Bennet est un des personnages les plus complexes de la littérature. Je l’adore, elle a un caractère atypique, très appréciable. J’adore lire ce roman encore et encore. Jane Austen est formidable ! Un chef d’œuvre ! C’est simple, c’est le seul livre que je ne range pratiquement jamais dans ma bibliothèque, je l’ouvre très souvent. C’est tout mon univers. Cette histoire, ce livre, ça a changé ma vie. J’aime l’écriture de l’époque, avec son vocabulaire, ses expressions, découvrir également les manières et conventions du XVIIIe siècle. Et en plus, en Angleterre, pays qui me passionne ! Une merveille littéraire qui ne vieillit pas !

Alexandra

« The Fault in Our Stars » – John Green (2013)

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Editions : Nathan / Sortie : 2016 / 327 Pages / 16,95€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

« – Je suis amoureux de toi, a-t-il dit doucement.- Augustus !- Vraiment, a-t-il répondu. Il me fixait, et je pouvais voir que les coins de ses yeux se plissaient. Je suis amoureux de toi, et je n’ai aucunement l’envie de le nier et de m’épargner le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi, et je sais que l’amour est juste un cri dans le vide, et que l’oubli est inévitable, et que nous sommes tous condamnés, et qu’un jour viendra où tout notre travail sera réduit à de la poussière, et je sais que le soleil va avaler la seule planète que nous aurons jamais, et je suis amoureux de toi. »

MON AVIS

Il y a des fois comme ça, où un livre vous marque, laisse une trace en vous. C’est le cas ici. J’ai lu le livre d’une seule traite, et je n’arrivais pas à m’arrêter de lire. Cette histoire ne nous laisse pas indifférent. Une fois le livre lu et une fois avoir bien pleuré, on en sort différent. John Green a une manière d’évoquer la vie et la mort qui est certes peu commune, mais tellement belle et emplie de réalité. J’aimerais mettre ce livre entre les mains des gens qui se plaignent sans arrêt pour des broutilles. Peut-être que ça leur ferait ouvrir les yeux ? Je n’en sais rien. Profitez de la vie ! C’est clairement le message de ce roman. Ce livre donne envie de vivre ! Entre amour, amitié et humour. vraiment très beau. préparez les mouchoirs !

Alexandra

« Dear Ijeawele, or a feminist manifesto in fifteen suggestions » – Chimamanda Ngozi Adichie (2017)

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Editions : Gallimard / Sortie : 2017 / 84 Pages / 8,50€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

«  »Parce que tu es une fille » ne sera jamais une bonne raison pour quoi que ce soit. Jamais. »

MON AVIS

Après ma lecture en début d’année du livre de Maya Angelou (voir ma chronique), j’ai tout de suite voulu lire ce livre à sa sortie. Un texte féministe fort ! C’est un texte qui explique le féminisme de manière simple et belle. Les conseils de l’auteure sont très bons, et décrivent bien notre société actuelle. C’est un livre certes très court, mais extrêmement percutant ! C’est depuis le début de l’année que je lis ce genre de livre, et ça me plait de plus en plus. Si vous avez des conseils d’ailleurs, n’hésitez surtout pas !

C’est un essai qui n’a pour but de plonger tout le monde dans ce courant, mais il explique très bien ce qu’est le féminisme. Je pense que c’est tout de même à lire. Certains conseils que donne l’auteure sont le reflet de ce que beaucoup de femmes vivent aujourd’hui.  C’est un essai engagé, que je conseille de lire évidemment. Surtout qu’il se lit très vite. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Chimamanda Ngozi Adichie met les hommes et les femmes sur un même pied d’égalité, et ne va pas forcément chercher à mettre la femme au-dessus. De plus, tous ses conseils sont basés sur des expériences de sa propre vie. C’est une source d’inspiration. Bonne lecture !

Alexandra

« Virginia Fly Is Drowning » – Angela Huth (1972)

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Editions : La Table Ronde / Sortie : 2017 / 224 Pages / 21,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait ? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand ? – qui saura combler ses attentes.

« Pourquoi, se demanda Virginia, était-elle le genre de fille à qui les gens proposaient toujours une boisson chaude et non simplement un verre ? Qu’y avait-il chez elle qui empêchait les gens d’imaginer qu’elle s’enfilerait volontiers un double whisky ? Pour la première fois de sa vie, par cette froide soirée de novembre, elle refusa la fameuse boisson chaude. »

MON AVIS

J’avoue être assez mitigée concernant ce roman. J’ai trouvé le début vraiment très bien. Très bien rythmé ! Et puis au fur et à mesure de la lecture, je trouvais que ça s’essouflait. C’est dommage. L’histoire n’a rien de spécial, mais je m’attachait vraiment au personnage de Virginia. Et puis, après avoir dépassé la moitié du roman, j’ai plus ou moins décrochée… La fin m’a laissé, et bien sur ma faim. Elle était trop rapide, et je ne m’attendais pas à cela. J’avoue que j’aurais préférée avoir une autre fin.

Mais tout cela n’empêche pas que c’était une lecture plutôt sympas, et légère. Et aussi très rapide, car les chapitres se lisent assez vite. De plus, c’est une jolie écriture. Mais voila, je n’ai pas été convaincue malheureusement. C’est la première fois que je lis un roman de cette auteure. Celui-ci était écrit en 1972 et vient juste d’être traduit en français. J’en lirais peut-être d’autres un jour, en espérant que ça me plaise un peu plus.

Alexandra

« The Farm at the Edge of the World » – Sarah Vaughan (2017)

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Editions : Préludes / Sortie : Avril 2017 / 439 Pages / 16,90€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations d’une famille… et ses secrets. 1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant. Destinées prises dans les tourments de la Seconde Guerre Mondiale, enfant disparu, paysages envoûtants de la Cornouailles, La Ferme du bout du monde a tout pour séduire les lecteurs de L’Île des oubliés, d’Une vie entre deux océans et de La Mémoire des embruns.

« Cette maison est comme un aimant, elle ramène à elle ceux qui s’éloignent trop. »

MON AVIS

J’ai juste adoré ! De toute façon, tout était fait pour me plaire dans ce roman : le lieu, les personnages, l’histoire, la couverture (elle est juste sublime), l’édition. Et oui, je suis une grande fan des éditions Préludes ! Comment ne pas tomber sous le charme de cette histoire ? Nous somme un coup dans le présent, un coup dans le passé, avec les mêmes personnages. On découvre leurs histoires, on apprend à les connaitre, à les aimer. Et puis, on découvre des secrets. Des secrets restés cachés pendant 70 ans !

L’écriture est douce, pleine de poésie. On ne lache pas l’histoire. Les chapitres défilent, sans que l’on s’en rende compte. On veux absolument savoir ce qui a bien pu se passer dans cette jolie petite ferme en Cornouailles. Ce qui a bien pu arriver à cette famille vivant là-bas depuis maintenant plusieurs générations. Une saga familiale qui se dévore ! Un roman parfait pour l’été qui approche maintenant à grand pas ! Les émotions se succèdent : les rires, les larmes, les sourires, le stress aussi parfois. Bravo à l’auteure pour ce roman absolument remarquable ! On a envie d’aller nous aussi dans cette petite ferme, de plonger nos pieds dans l’océan, de monter sur les rochers, d’acheter les glaces, de prendre une chambre, de prendre le petit-déjeuner devant une vue sublime… Bref, de partir en vacances là-bas, et de rencontrer Maggie, Will et tous les autres !

C’est un roman vraiment magnifique, à découvrir de toute urgance !

Alexandra

« These Foolish Things » – Deborah Moggach (2004)

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Editions : Le Livre de Poche / Sortie : 2004 / 406 Pages / 7,10€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Délocaliser les vieillards ! C’est l’idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un dynamique homme d’affaires, projette de créer en Inde une chaîne de maisons de retraite très « Vieille Angleterre », où des Britanniques d’âge avancé pourraient retrouver, au soleil et dans la paix, les mœurs et l’atmosphère de leur jeunesse. Dans la grande tradition de la littérature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scène avec humour et tendresse ce petit monde dépassé par le temps, mais qui ne va pas tarder à découvrir que la vie peut encore apporter d’étranges bonheurs.

« Regardez un peu cette maison, dit-elle. On pourrait se croire en Angleterre. Mais avec du soleil. »

MON AVIS

Mais quel bonheur ! Quelle histoire ! Comme vous le savez maintenant, j’ai une réelle passion pour ce pays qu’est l’Inde, et avec ce livre, j’ai voyagée jusque la-bas et c’était magique ! J’ai visitée des temples, rencontrer des petits Indiens, rencontrer des Anglais dans leur hôtel. J’avais adoré le film (que je ne me lasse d’ailleurs pas de regarder encore et encore) avec son casting 4 étoiles ! Je voulais donc absolument lire le livre un jour. Et c’est chose faite ! Ils ont changé énormément de choses dans le film. Mais personnellement, j’ai aimé les deux, que ce soit le livre ou le film. C’était super !

Chaque pensionnaire de l’hôtel a sa propre histoire. Chacun à son excuse pour être venu jusqu’en Inde pour finir ses jours. Et certaines sont absolument improbables. Mais venant d’eux, ce n’est pas étonnant ! Ils ont chacun leur petit caractère. Au fil du temps, ils apprennent à se connaître, et deviennent de véritables amis, se connaissant chacun sur le bout des doigts. Pourquoi veillir ? C’est ce que certains tachent de comprendre. Et tentent ainsi d’en profiter jusqu’au bout, parfois jusqu’à choquer les plus jeunes !

Les hsitoires de familles sont au coeur même de ce roman. Les relations entre les aprents et les enfants ne sont pas toujours roses. Pareil pour les relations entre maris et femmes. Avons-nous vraiment fait le bon choix en épousant telle ou telle personne ? Suis-je heureux ? Certains découvrent alors en Inde une toute nouvelle vie, et plus important encore, se posent des questions et se découvrent eux-mêmes. Ils découvrent alors une personne qu’il ne soupçonnait abolsument pas être. Enorme coup de coeur pour Evelyn et le docteur Ravi Kapoor !

J’aimerais tellement aller en Inde un jour. Malheureusement ayant peur de l’avion, ça semble un peu compromis. Donc je voyage par mes lectures. Et celle-ci était absolument parfaite ! On découvre l’Inde dans tous ses aspects. Une très jolie lecture, avec des personnages très attachants. La morale de cette histoire ? On est vieux que si l’on se sent vieux. Profitez de la vie, quelque soit votre âge !

Alexandra

« A Long Way Home » – Saroo Brierley (2013)

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Editions : City / Sortie : 2013 / 256 Pages / 17,90€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

C’est un jour comme un autre dans la vie de Saroo. Le garçon, âgé de cinq ans, est dans une gare du fin fond de l’Inde en train de ramasser quelques pièces lorsqu’il monte dans un train à quai. Le lendemain, Saroo se réveille à Calcutta. Dans l’immense ville, il est complètement seul, sans aucun papier. Il est recueilli par un orphelinat où, quelques mois plus tard, un couple d’Australiens va l’adopter. Saroo grandit, mais, depuis l’Australie, il pense toujours à sa famille biologique. Pendant 25 ans, il scrute les rues et les villages indiens sur Internet, à la recherche d’images familières. Et là, le miracle se produitL’orphelin va alors se lancer dans un long voyage pour enfin retrouver sa mère et rentrer à la maison.

« Voilà vingt-cinq ans que je pense à ce jour. J’ai grandi à l’autre bout du monde, avec un nouveau nom, dans une nouvelle famille, en me demandant si je reverrais un jour ma mère, mes frères et ma sœur. Et me voici aujourd’hui devant une porte, au coin d’un bâtiment délabré, dans un quartier pauvre d’une petite ville poussiéreuse de l’Inde centrale ; le lieu où j’ai passé mon enfance. »

MON AVIS 

J’ai finalement décidé de commencé par celui-ci pour mon challenge d’Avril (voir article). Et oh mon Dieu ! J’avais été très chamboulée devant le film (voir mon avis). Et l’histoire m’avait fascinée et très impressionnée ! J’avais fait plein de recherches sur Saroo et vu plein de vidéos. Je voulais en savoir plus. Quand j’ai appris que Saroo, le héros de cette histoire, avait écrit son histoire, je n’ai pas hésité. Je me suis tout de suite acheté le livre.

Je l’ai lu en 2 jours ! C’est incroyable ! J’ai ressenti les mêmes émotions que pendant le film. C’est dur, triste, et émouvant ! Ce petit Saroo a vécu une histoire hors du commun. Il est l’exemple même du courage et de la volonté. Son témoignage est bouleversant. On se rend compte que certains passages ont été un peu modifié dans le film, mais d’autres trouvent plus de détails dans ce témoignage. Il avait beau n’avoir que 5 ans lorsqu’il s’est perdu, il garde en mémoire des détails impressionnants de ce qu’il a vécu dans la rue et dans ce fameux train qui l’a emporté si loin de chez lui.

Lorsqu’il évoque toute la recherche qu’il a mené pendant près de 5 ans il me semble, je ne pouvais plus lâcher le livre. Les pages défilaient sans que je m’en rende compte. Même si je connaissais la suite, j’était entrainée avec lui dans ces recherches, je voulais qu’il retrouve sa famille ! Je n’imagine même pas ce qu’il a dû ressentir lorsqu’il a finalement réussi à retrouver sa ville natale grâce à Google Earth ! Comme quoi Internet a du bon ! Sans Google et sans Facebook, il n’y serait peut-être jamais parvenu !

C’est un témoignage qui ne laisse clairement pas indifférent. On y voit la pauvreté de certains quartiers en Inde, la vie de violence et de peur que vivent les enfants là-bas, principalement quand ils sont livrés à eux-mêmes. C’est vraiment abominable, de savoir ça, ça me met hors de moi. Si je pouvais faire quelque chose, je le ferais. Peut-être donner de l’argent aux associations qui viennent en aide à ces enfants indiens. J’ai vu qu’il en existait. Et nous parfois qui nous plaignons pour un rien… Je vous assure que ça donne à réfléchir. On ne peut pas rester de marbre face à une telle situation, ni devant tous ces enfants, ni devant l’histoire de Saroo. Ce qui m’a surtout impressionnée, c’est la fin, lorsqu’il raconte qu’il a refait tout son voyage quand il avait 5 ans, tout son voyage lorsqu’il était perdu. La façon dont il raconte cela est bouleversanteUn livre que je vous recommande fortement. Saroo est incroyable !

Alexandra

« Mom and Me and Mom » – Maya Angelou (2014)

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Editions : Noir sur Blanc (Notabilia) / Sortie : 2014 / 136 Pages / 15,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Dédié à celle qu’elle n’a jamais eue, Lettre à ma Fille est une succession de courts textes décrivant les souvenirs qui ont façonné la vie exceptionnelle de Maya Angelou. Féministe avant l’heure, et après une enfance et une adolescence marquée par la violence, elle écrit avec le coeur de millions de femmes qu’elle considère comme ses soeurs de combat. La littérature la sauvera et l’amènera à être la première étudiante noire d’une école privée. Puis elle fréquentera le milieu intellectuel noir-américain et deviendra une grande militante de la condition des femmes noires. C’est grâce à l’écrivain James Baldwin qu’elle se mettra à écrire après la mort de Martin Luther King et deviendra l’auteure que l’on connaît aujourd’hui. Dans ce captivant récit, l’auteure nous fait partager ses combats et les épreuves qui ont forgé son caractère dans la compassion et le courage.

« Ma chérie, j’y ai beaucoup réfléchi, mais maintenant j’en suis convaincue : tu es la femme la plus formidable que j’ai jamais rencontrée. »

MON AVIS

C’est un gros coup de coeur pour moi. Je l’ai dévoré en très peu de temps. Cela faisait un moment que je voulait découvrir Maya Angelou, une femme qui s’est battue, qui était une grande militante américaine ! Auteure et poétesse, elle a un style absolument incroyable : simple, accrocheur, beau. Si vous voulez découvrir un texte sur le féminisme, le droit et les conditions des femmes, je vous le conseille. C’est avec lui que j’ai commencé et c’est incroyable. J’étais vraiment fascinée ! Et pour ceux et celles que ça intéressent, sachez que ce livre fait partie de la liste d’Emma Watson dans son club de lecture sur GoodReads (lien par ici). C’est d’ailleurs comme cela que je l’ai découvert. Ce livre retrace son enfance, qui n’a vraiment pas été facile. Et ces débuts en tant qu’auteure. Une vie marquée par la violence, et le rejet des droits envers les femmes. Elle deviendra finalement, après des années de lutte, la première étudiante noire américaine !  Un véritable exemple de force et de courage ! Une femme qui a largement contribuée aux droits des femmes ! De plus, les textes sont courts et poétiques. Ils se lisent vite, et sont vraiment très jolis !

Alexandra

« Watership Down » – Richard Adams (1972)

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Editions : Monsieur Toussaint Louverture / Sortie : 2016 (nouvelle réédition) / 544 Pages / 21,90€ / Note★★★★★

L’Histoire

Cessant d’être les Jeannot de notre enfance et le gibier des Raboliot, voici que les lapins deviennent pour la première fois les héros d’une épopée. Ce récit a la simplicité des grands mythes. Comme eux, il est tissé de symboles : le sang versé, l’herbe rase et l’herbe haute. L‘oiseau noir et l’oiseau blanc, le grand chien qui vous pourchasse et qui vous sauve sans le savoir, l’eau qui noie ou qui vous porte, la « grande eau » que les lapins n’ont jamais vue et dont ils rêvent, et enfin ces innombrables petites fleurs des champs, avec lesquelles ils entretiennent une amitié complice et gourmande, incarnations fugaces du temps qui passe et de la Mort, leur éternelle compagne. Fable ? Œuvre de moraliste ? Livre de sagesse ? Richard Adams a simplement raconté une histoire – mais en lui prêtant une telle fraîcheur, une telle poésie et tant de mystérieux échos que nous croyons reconnaître une odyssée venue du fond des siècles. A nous de l’interpréter à notre façon, ou mieux de la lire avec des yeux d’enfant.

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« Le Maître de garenne se faisait appeler Padi-shâ, ce qui veut dire « Sire Sorbier ». Je ne sais pourquoi, on disait « le » Padi-shâ, peut-être parce qu’il n’y avait qu’un seul sorbier des oiseleurs aux abords de la garenne. Il devait son rang non seulement à la vigueur dont il avait été doué dans ses jeunes années, mais aussi à sa pondération, à un caractère réservé qui contrastait fortement avec la nature impulsive dont font preuve la plupart des lapins. »

Mon Avis

J’avais entendu parler de ce livre en cours. Et avec une amie, ce fut une lecture commune (si vous voulez aller faire un tour sur son blog, c’est par ICI). Ce roman est d’une originalité incroyable ! C’est la première fois que je lis une histoire dont les personnages principaux sont des animaux. Ici, ce sont des lapins. Et c’est incroyable comme on s’y attache à ces petits lapins ! A la fin du roman, j’étais triste de devoir les quitter. Je voulais que l’histoire continue encore et encore (alors que c’est déjà un gros pavé). Généralement quand ça fait ça, c’est bon signe haha ! C’est une aventure incroyable, une belle épopée ! Et puis c’est sympas de voir comment les lapins vivent, comment ils font pour survivre de jour en jour. On veut savoir ce qu’ils vont faire dans telle ou telle situation. C’est un roman pour petits et grands. C’est à la fois un roman d’aventure mais aussi un peu science-fiction je dirais. C’est absolument palpitant ! C’est un peu comme Walking Dead, mais avec des lapins. Ils sont livrés à eux-mêmes, dans une nature hostile, avec des ennemis. Si le début est peut-être un peu long, quand l’histoire démarre vraiment, c’est tout simplement impossible de le lacher ! Il se dévore !

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Alexandra