« The Farm at the Edge of the World » – Sarah Vaughan (2017)

IMG_5216
Editions : Préludes / Sortie : Avril 2017 / 439 Pages / 16,90€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations d’une famille… et ses secrets. 1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant. Destinées prises dans les tourments de la Seconde Guerre Mondiale, enfant disparu, paysages envoûtants de la Cornouailles, La Ferme du bout du monde a tout pour séduire les lecteurs de L’Île des oubliés, d’Une vie entre deux océans et de La Mémoire des embruns.

« Cette maison est comme un aimant, elle ramène à elle ceux qui s’éloignent trop. »

MON AVIS

J’ai juste adoré ! De toute façon, tout était fait pour me plaire dans ce roman : le lieu, les personnages, l’histoire, la couverture (elle est juste sublime), l’édition. Et oui, je suis une grande fan des éditions Préludes ! Comment ne pas tomber sous le charme de cette histoire ? Nous somme un coup dans le présent, un coup dans le passé, avec les mêmes personnages. On découvre leurs histoires, on apprend à les connaitre, à les aimer. Et puis, on découvre des secrets. Des secrets restés cachés pendant 70 ans !

L’écriture est douce, pleine de poésie. On ne lache pas l’histoire. Les chapitres défilent, sans que l’on s’en rende compte. On veux absolument savoir ce qui a bien pu se passer dans cette jolie petite ferme en Cornouailles. Ce qui a bien pu arriver à cette famille vivant là-bas depuis maintenant plusieurs générations. Une saga familiale qui se dévore ! Un roman parfait pour l’été qui approche maintenant à grand pas ! Les émotions se succèdent : les rires, les larmes, les sourires, le stress aussi parfois. Bravo à l’auteure pour ce roman absolument remarquable ! On a envie d’aller nous aussi dans cette petite ferme, de plonger nos pieds dans l’océan, de monter sur les rochers, d’acheter les glaces, de prendre une chambre, de prendre le petit-déjeuner devant une vue sublime… Bref, de partir en vacances là-bas, et de rencontrer Maggie, Will et tous les autres !

C’est un roman vraiment magnifique, à découvrir de toute urgance !

Alexandra

« These Foolish Things » – Deborah Moggach (2004)

Sans titre 1
Editions : Le Livre de Poche / Sortie : 2004 / 406 Pages / 7,10€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Délocaliser les vieillards ! C’est l’idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un dynamique homme d’affaires, projette de créer en Inde une chaîne de maisons de retraite très « Vieille Angleterre », où des Britanniques d’âge avancé pourraient retrouver, au soleil et dans la paix, les mœurs et l’atmosphère de leur jeunesse. Dans la grande tradition de la littérature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scène avec humour et tendresse ce petit monde dépassé par le temps, mais qui ne va pas tarder à découvrir que la vie peut encore apporter d’étranges bonheurs.

« Regardez un peu cette maison, dit-elle. On pourrait se croire en Angleterre. Mais avec du soleil. »

MON AVIS

Mais quel bonheur ! Quelle histoire ! Comme vous le savez maintenant, j’ai une réelle passion pour ce pays qu’est l’Inde, et avec ce livre, j’ai voyagée jusque la-bas et c’était magique ! J’ai visitée des temples, rencontrer des petits Indiens, rencontrer des Anglais dans leur hôtel. J’avais adoré le film (que je ne me lasse d’ailleurs pas de regarder encore et encore) avec son casting 4 étoiles ! Je voulais donc absolument lire le livre un jour. Et c’est chose faite ! Ils ont changé énormément de choses dans le film. Mais personnellement, j’ai aimé les deux, que ce soit le livre ou le film. C’était super !

Chaque pensionnaire de l’hôtel a sa propre histoire. Chacun à son excuse pour être venu jusqu’en Inde pour finir ses jours. Et certaines sont absolument improbables. Mais venant d’eux, ce n’est pas étonnant ! Ils ont chacun leur petit caractère. Au fil du temps, ils apprennent à se connaître, et deviennent de véritables amis, se connaissant chacun sur le bout des doigts. Pourquoi veillir ? C’est ce que certains tachent de comprendre. Et tentent ainsi d’en profiter jusqu’au bout, parfois jusqu’à choquer les plus jeunes !

Les hsitoires de familles sont au coeur même de ce roman. Les relations entre les aprents et les enfants ne sont pas toujours roses. Pareil pour les relations entre maris et femmes. Avons-nous vraiment fait le bon choix en épousant telle ou telle personne ? Suis-je heureux ? Certains découvrent alors en Inde une toute nouvelle vie, et plus important encore, se posent des questions et se découvrent eux-mêmes. Ils découvrent alors une personne qu’il ne soupçonnait abolsument pas être. Enorme coup de coeur pour Evelyn et le docteur Ravi Kapoor !

J’aimerais tellement aller en Inde un jour. Malheureusement ayant peur de l’avion, ça semble un peu compromis. Donc je voyage par mes lectures. Et celle-ci était absolument parfaite ! On découvre l’Inde dans tous ses aspects. Une très jolie lecture, avec des personnages très attachants. La morale de cette histoire ? On est vieux que si l’on se sent vieux. Profitez de la vie, quelque soit votre âge !

Alexandra

« A Long Way Home » – Saroo Brierley (2013)

17992155_1669130426727306_5177543441725685996_n
Editions : City / Sortie : 2013 / 256 Pages / 17,90€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

C’est un jour comme un autre dans la vie de Saroo. Le garçon, âgé de cinq ans, est dans une gare du fin fond de l’Inde en train de ramasser quelques pièces lorsqu’il monte dans un train à quai. Le lendemain, Saroo se réveille à Calcutta. Dans l’immense ville, il est complètement seul, sans aucun papier. Il est recueilli par un orphelinat où, quelques mois plus tard, un couple d’Australiens va l’adopter. Saroo grandit, mais, depuis l’Australie, il pense toujours à sa famille biologique. Pendant 25 ans, il scrute les rues et les villages indiens sur Internet, à la recherche d’images familières. Et là, le miracle se produitL’orphelin va alors se lancer dans un long voyage pour enfin retrouver sa mère et rentrer à la maison.

« Voilà vingt-cinq ans que je pense à ce jour. J’ai grandi à l’autre bout du monde, avec un nouveau nom, dans une nouvelle famille, en me demandant si je reverrais un jour ma mère, mes frères et ma sœur. Et me voici aujourd’hui devant une porte, au coin d’un bâtiment délabré, dans un quartier pauvre d’une petite ville poussiéreuse de l’Inde centrale ; le lieu où j’ai passé mon enfance. »

MON AVIS 

J’ai finalement décidé de commencé par celui-ci pour mon challenge d’Avril (voir article). Et oh mon Dieu ! J’avais été très chamboulée devant le film (voir mon avis). Et l’histoire m’avait fascinée et très impressionnée ! J’avais fait plein de recherches sur Saroo et vu plein de vidéos. Je voulais en savoir plus. Quand j’ai appris que Saroo, le héros de cette histoire, avait écrit son histoire, je n’ai pas hésité. Je me suis tout de suite acheté le livre.

Je l’ai lu en 2 jours ! C’est incroyable ! J’ai ressenti les mêmes émotions que pendant le film. C’est dur, triste, et émouvant ! Ce petit Saroo a vécu une histoire hors du commun. Il est l’exemple même du courage et de la volonté. Son témoignage est bouleversant. On se rend compte que certains passages ont été un peu modifié dans le film, mais d’autres trouvent plus de détails dans ce témoignage. Il avait beau n’avoir que 5 ans lorsqu’il s’est perdu, il garde en mémoire des détails impressionnants de ce qu’il a vécu dans la rue et dans ce fameux train qui l’a emporté si loin de chez lui.

Lorsqu’il évoque toute la recherche qu’il a mené pendant près de 5 ans il me semble, je ne pouvais plus lâcher le livre. Les pages défilaient sans que je m’en rende compte. Même si je connaissais la suite, j’était entrainée avec lui dans ces recherches, je voulais qu’il retrouve sa famille ! Je n’imagine même pas ce qu’il a dû ressentir lorsqu’il a finalement réussi à retrouver sa ville natale grâce à Google Earth ! Comme quoi Internet a du bon ! Sans Google et sans Facebook, il n’y serait peut-être jamais parvenu !

C’est un témoignage qui ne laisse clairement pas indifférent. On y voit la pauvreté de certains quartiers en Inde, la vie de violence et de peur que vivent les enfants là-bas, principalement quand ils sont livrés à eux-mêmes. C’est vraiment abominable, de savoir ça, ça me met hors de moi. Si je pouvais faire quelque chose, je le ferais. Peut-être donner de l’argent aux associations qui viennent en aide à ces enfants indiens. J’ai vu qu’il en existait. Et nous parfois qui nous plaignons pour un rien… Je vous assure que ça donne à réfléchir. On ne peut pas rester de marbre face à une telle situation, ni devant tous ces enfants, ni devant l’histoire de Saroo. Ce qui m’a surtout impressionnée, c’est la fin, lorsqu’il raconte qu’il a refait tout son voyage quand il avait 5 ans, tout son voyage lorsqu’il était perdu. La façon dont il raconte cela est bouleversanteUn livre que je vous recommande fortement. Saroo est incroyable !

Alexandra

« Mom and Me and Mom » – Maya Angelou (2014)

IMG_4370
Editions : Noir sur Blanc (Notabilia) / Sortie : 2014 / 136 Pages / 15,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Dédié à celle qu’elle n’a jamais eue, Lettre à ma Fille est une succession de courts textes décrivant les souvenirs qui ont façonné la vie exceptionnelle de Maya Angelou. Féministe avant l’heure, et après une enfance et une adolescence marquée par la violence, elle écrit avec le coeur de millions de femmes qu’elle considère comme ses soeurs de combat. La littérature la sauvera et l’amènera à être la première étudiante noire d’une école privée. Puis elle fréquentera le milieu intellectuel noir-américain et deviendra une grande militante de la condition des femmes noires. C’est grâce à l’écrivain James Baldwin qu’elle se mettra à écrire après la mort de Martin Luther King et deviendra l’auteure que l’on connaît aujourd’hui. Dans ce captivant récit, l’auteure nous fait partager ses combats et les épreuves qui ont forgé son caractère dans la compassion et le courage.

« Ma chérie, j’y ai beaucoup réfléchi, mais maintenant j’en suis convaincue : tu es la femme la plus formidable que j’ai jamais rencontrée. »

MON AVIS

C’est un gros coup de coeur pour moi. Je l’ai dévoré en très peu de temps. Cela faisait un moment que je voulait découvrir Maya Angelou, une femme qui s’est battue, qui était une grande militante américaine ! Auteure et poétesse, elle a un style absolument incroyable : simple, accrocheur, beau. Si vous voulez découvrir un texte sur le féminisme, le droit et les conditions des femmes, je vous le conseille. C’est avec lui que j’ai commencé et c’est incroyable. J’étais vraiment fascinée ! Et pour ceux et celles que ça intéressent, sachez que ce livre fait partie de la liste d’Emma Watson dans son club de lecture sur GoodReads (lien par ici). C’est d’ailleurs comme cela que je l’ai découvert. Ce livre retrace son enfance, qui n’a vraiment pas été facile. Et ces débuts en tant qu’auteure. Une vie marquée par la violence, et le rejet des droits envers les femmes. Elle deviendra finalement, après des années de lutte, la première étudiante noire américaine !  Un véritable exemple de force et de courage ! Une femme qui a largement contribuée aux droits des femmes ! De plus, les textes sont courts et poétiques. Ils se lisent vite, et sont vraiment très jolis !

Alexandra

« Watership Down » – Richard Adams (1972)

img_3873
Editions : Monsieur Toussaint Louverture / Sortie : 2016 (nouvelle réédition) / 544 Pages / 21,90€ / Note★★★★★

L’Histoire

Cessant d’être les Jeannot de notre enfance et le gibier des Raboliot, voici que les lapins deviennent pour la première fois les héros d’une épopée. Ce récit a la simplicité des grands mythes. Comme eux, il est tissé de symboles : le sang versé, l’herbe rase et l’herbe haute. L‘oiseau noir et l’oiseau blanc, le grand chien qui vous pourchasse et qui vous sauve sans le savoir, l’eau qui noie ou qui vous porte, la « grande eau » que les lapins n’ont jamais vue et dont ils rêvent, et enfin ces innombrables petites fleurs des champs, avec lesquelles ils entretiennent une amitié complice et gourmande, incarnations fugaces du temps qui passe et de la Mort, leur éternelle compagne. Fable ? Œuvre de moraliste ? Livre de sagesse ? Richard Adams a simplement raconté une histoire – mais en lui prêtant une telle fraîcheur, une telle poésie et tant de mystérieux échos que nous croyons reconnaître une odyssée venue du fond des siècles. A nous de l’interpréter à notre façon, ou mieux de la lire avec des yeux d’enfant.

download

« Le Maître de garenne se faisait appeler Padi-shâ, ce qui veut dire « Sire Sorbier ». Je ne sais pourquoi, on disait « le » Padi-shâ, peut-être parce qu’il n’y avait qu’un seul sorbier des oiseleurs aux abords de la garenne. Il devait son rang non seulement à la vigueur dont il avait été doué dans ses jeunes années, mais aussi à sa pondération, à un caractère réservé qui contrastait fortement avec la nature impulsive dont font preuve la plupart des lapins. »

Mon Avis

J’avais entendu parler de ce livre en cours. Et avec une amie, ce fut une lecture commune (si vous voulez aller faire un tour sur son blog, c’est par ICI). Ce roman est d’une originalité incroyable ! C’est la première fois que je lis une histoire dont les personnages principaux sont des animaux. Ici, ce sont des lapins. Et c’est incroyable comme on s’y attache à ces petits lapins ! A la fin du roman, j’étais triste de devoir les quitter. Je voulais que l’histoire continue encore et encore (alors que c’est déjà un gros pavé). Généralement quand ça fait ça, c’est bon signe haha ! C’est une aventure incroyable, une belle épopée ! Et puis c’est sympas de voir comment les lapins vivent, comment ils font pour survivre de jour en jour. On veut savoir ce qu’ils vont faire dans telle ou telle situation. C’est un roman pour petits et grands. C’est à la fois un roman d’aventure mais aussi un peu science-fiction je dirais. C’est absolument palpitant ! C’est un peu comme Walking Dead, mais avec des lapins. Ils sont livrés à eux-mêmes, dans une nature hostile, avec des ennemis. Si le début est peut-être un peu long, quand l’histoire démarre vraiment, c’est tout simplement impossible de le lacher ! Il se dévore !

014

Alexandra

« A Christmas Carol » – Charles Dickens & Roberto Innocenti (2016)

img_3279
Editions : Gallimard Jeunesse / Sortie : 2016 / 152 Pages / 25,00€ / Note★★★★★

L’Histoire

Dans les rues grouillantes et enneigées des faubourgs londoniens, le brouillard industriel s’épaissit. Ce soir, c’est Noël, et le vieux Scrooge, patron impitoyable, avare et aigri, rumine sa colère. Demain sera chômé, quelle perte de temps et d’argent ! Mais alors que Scrooge rentre chez lui et se couche en maugréant, les Esprits de Noël apparaissent pour réveiller avec terreur sa bonne conscience. Une mascarade fantasque et magique que Roberto Innocenti illustre avec une force pathétique et une stupéfiante humanité.

Mon Avis

Lorsqu’il est sorti, je n’ai pas pu résister. Je n’ai pas encore lu le roman, mais ça ne devrait pas tarder, puisqu’un ami me l’a offert pour Noël. Je me l’étais acheté pour pouvoir le lire le 25 Décembre. Ce que j’ai fait. Cela nous plonge dans la magie de Noêl, on se sent bien, et on ne voudrait pas être ailleurs. En tout cas pour ma part. C’est une lecture parfaite pour la période de Noël, et particulièrement lorsque l’on est posé devant sa cheminée. Ambiance magique Scrooge est un personnage que j’ai toujours admiré et toujours aimé. Derrière son mauvais caractère, se cache en fait un homme gentil, qui découvre son vrai lui. Qui découvre les vrais valeurs de la vie, et la véritable signification de Noêl. C’est une lecture emplie de poésie et de magie. Quand j’étais petite, je regardais souvent le dessin animé « Un conte de Noël » (clikez dessus pour voir la vidéo). Je l’ai revu juste après cette lecture. Je peux vous dire que la nostalgie était bien présente. Je vous conseil donc cet album absolument magnifique, dont les dessins sont incroyables

Alexandra

« You Will Know Me » – Megan Abbott (2016)

IMG_2091
Editions du Masque / Sortie : 24 Août 2016 / 336 Pages / 20,90€ / Note★★★★★

L’HistoireElle a les épaules élancées, les hanches étroites et des yeux sombres qui transpirent une détermination presque glaçante. À quinze ans, Devon est le jeune espoir du club de gymnastique Belstars, l’étoile montante sur qui se posent tous les regards, celle qui suscite tour à tour l’admiration et l’envie. Quand on est les parents d’une enfant hors norme, impossible de glisser sur les rails d’une vie ordinaire. C’est du moins ce que pense Katie, la mère de Devon, qui se dévoue corps et âme à la réussite de sa fille, même si cela demande des sacrifices. Lorsqu’un incident tragique au sein de leur communauté réveille les pires rumeurs et jalousies, Katie flaire le danger s’approcher de sa fille et sort les griffes. Rien ni personne ne doit déconcentrer sa fille ou entraver la route toute tracée pour elle. Mais les rumeurs ne sont pas toujours infondées… et les enfants rarement conscients des montagnes qu’on déplace pour eux. Reste à déterminer quel prix Katie est prête à payer pour voir Devon atteindre le sommet.

Mon Avis : J’ai tout simplement adoré ! C’est le genre de polar que j’aime. Un livre qu’on ne lâche pas ! C’est le premier livre de Megan Abbott que je lis et je ne suis pas du tout déçue. On est pris dedans dès le début.

Katie est un personnage attachant, cette maman prête à tout pour sa fille, pour sa famille. Et lorsque cette dernière est mêlée à une affaire de meurtre, elle va tout faire pour découvrir la vérité et défendre ceux qu’elle aime. L’écriture est fluide, et les dialogues très coordonnés. On suit l’enquête de Katie au fil des pages, ce qu’elle découvre au fur et à mesure que le temps passe. On se pose des questions, et on cherche nous-même ce qui a bien pu arriver à ce garçon. Et au final, au fur et à mesure que le puzzle se complète, que les pièces se mettent en place, on fini par connaitre toute la vérité. Et même si on s’y attend un petit peu, on est surpris. Surpris de la réaction des parents, de la fille, du fils, de l’entourage.  

Mais c’est aussi l’histoire des parents qui font tout pour leur enfant, qui font tout pour sa réussite. Et qui parfois, délaissent un peu leur second enfant, intelligent et passionné de sciences, obligé alors de se débrouiller tout seul malgré son jeune âge. Les parents veulent tel avenir pour leur fille, tel destin, tel réussite. En faire une véritable championne, la meilleure. Un livre que je vous recommande fortement. C’est encore une fois un coup de coeur de cette rentrée littéraire pour moi. J’ai passé un très bon moment avec ce roman. Et j’aime beaucoup l’écriture. Je lirais surement d’autres livres de cette auteure du coup.

Alexandra

« Wishin’ and Hopin' » – Wally Lamb (2016)

img_17731
Editions : Belfond / Sortie : 1er Septembre 2016 / 238 Pages / 18€ / Note★★★★★

L’Histoire : 1964, dans la petite ville de Three Rivers, Connecticut. Felix, 10 ans, fréquente l’école catholique St Aloysius, où sévissent entre autres la très psychorigide sœur Dymphna et Rosalie Twerskie, première de la classe et du poil aux pattes : le genre de pimbêche à lever le doigt avant la sonnerie pour s’assurer qu’il n’y a pas de devoirs, juste au cas où. Le soir, après la classe, Felix retrouve le diner familial et tente tant bien que mal de faire ses devoirs, tout en admirant, crayon à la bouche, le poster de la star de cinéma Annette Funicello, qui, pour la plus grande fierté de ses parents, est une cousine éloignée… Mais un jour, tout dérape. À cause d’une sombre histoire de paille, de boulettes de papier et de chauve-souris, sœur Dymphna finit délirante sous un bureau et se voit envoyée en maison de repos. Débarque alors l’incroyable Madame Marguerite, québécoise, pull-over rouge moulant, talons hauts et jupes fendues : le genre exotique pour les environs. Et comme les bonnes nouvelles n’arrivent pas seules, elle est suivie de près par Zenhya, jeune fille russe au caractère bien trempé, un franc-parler saisissant, déjà du monde au balcon, et une éducation sexuelle très avancée. Et Felix Funicello grandit, et Felix Funicello s’émerveille. Entre la découverte des baisers à la française, les premiers frissons de l’école buissonnière, la jouissive descente aux enfers de Rosalie Twerskie et le si énigmatique parfum « Cognac » de la prof, le CM2 du jeune garçon sera grandiose, et la fête de fin d’année inoubliable. Qui sait, peut-être pourra-t-il voir Annette autrement qu’en poster ? Et l’embrasser pour de vrai ?

« Vous savez à qui me fait penser ce gosse ? A Dondi ! répondaient en chœur papa, maman, Chino et l’une ou l’autre de mes sœurs affectée au service ce jour-là. »

Mon Avis : Un joli roman dans cette rentrée littéraire. J’ai bien aimé. L’histoire de ce petit garçon qui entre dans l’adolescence et qui se pose plein de questions, notamment sur les filles. Ce petit garçon, Félix, très attachant, entouré de camarades plus au courant que lui sur les choses de la vie, et qui n’ose pas poser de questions, de peur que l’on se moque de lui. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que tous les personnages sont développés et nous suivons leurs évolutions à travers les yeux de Félix. L’histoire est vraiment très drôle et tendre. Félix, tout en innocence, dit parfois des bêtises lorsqu’il ne comprend pas de quoi on lui parle. C’est touchant. La mise en scène du spectacle de Noël est vraiment drôle, j’ai adoré ce passage. En bref, un joli roman, drôle et plein de douceur.

Alexandra

« The Words in My Hand » -Guinevere Glasfurd (2016)

img_17711

Editions : Préludes / Sortie : 24 Août 2016 / 448 Pages / 15,90€ / Note★★★★★

L’Histoire : Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur sont temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

« On peut contempler le monde dans une seule goutte d’eau. Pour cela, il suffit d’observer. »

Mon Avis : Encore un autre coup de cœur de cette nouvelle rentrée littéraire. Je l’ai dévoré ! L’histoire se passe à Amsterdam au XVIIe siècle, c’est-à-dire, tout ce que j’aime. J’aime les romans d’époque. Une histoire d’amour compliquée entre une servante et un homme de science, qui n’est autre que Descartes. L’auteure nous explique un côté non connu de Descartes, en y ajoutant ses petites touches personnelles, ce qui ne gâche rien, bien au contraire. On y découvre également le rôle des femmes, et le fait que ces dernières souhaiteraient avoir plus de droits, notamment le droit d’écrire. Helena est un personnage très attachant et très fort. Son amour pour l’écriture et tous les instruments pour écrire, est formidable. Cette partie prend beaucoup de place dans le roman. La fin est triste, et je ne m’y attendait pas du tout. La relation d’Helena avec sa fille est magnifique. Et j’ai adoré suivre l’évolution de sa relation avec Descartes, qui reste ambiguë du début à la fin. Car absolument tous les sépare. En bref, une très belle découverte que je recommande à tous les fans de romans historiques comme moi. On est plongé dans les mœurs du XVIIe siècle, sans fausse note. Un roman vraiment fascinant et captivant !

Alexandra