« The Farm at the Edge of the World » – Sarah Vaughan (2017)

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Editions : Préludes / Sortie : Avril 2017 / 439 Pages / 16,90€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations d’une famille… et ses secrets. 1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ? Après le succès de La Meilleure d’entre nous, Sarah Vaughan revient avec un roman vibrant. Destinées prises dans les tourments de la Seconde Guerre Mondiale, enfant disparu, paysages envoûtants de la Cornouailles, La Ferme du bout du monde a tout pour séduire les lecteurs de L’Île des oubliés, d’Une vie entre deux océans et de La Mémoire des embruns.

« Cette maison est comme un aimant, elle ramène à elle ceux qui s’éloignent trop. »

MON AVIS

J’ai juste adoré ! De toute façon, tout était fait pour me plaire dans ce roman : le lieu, les personnages, l’histoire, la couverture (elle est juste sublime), l’édition. Et oui, je suis une grande fan des éditions Préludes ! Comment ne pas tomber sous le charme de cette histoire ? Nous somme un coup dans le présent, un coup dans le passé, avec les mêmes personnages. On découvre leurs histoires, on apprend à les connaitre, à les aimer. Et puis, on découvre des secrets. Des secrets restés cachés pendant 70 ans !

L’écriture est douce, pleine de poésie. On ne lache pas l’histoire. Les chapitres défilent, sans que l’on s’en rende compte. On veux absolument savoir ce qui a bien pu se passer dans cette jolie petite ferme en Cornouailles. Ce qui a bien pu arriver à cette famille vivant là-bas depuis maintenant plusieurs générations. Une saga familiale qui se dévore ! Un roman parfait pour l’été qui approche maintenant à grand pas ! Les émotions se succèdent : les rires, les larmes, les sourires, le stress aussi parfois. Bravo à l’auteure pour ce roman absolument remarquable ! On a envie d’aller nous aussi dans cette petite ferme, de plonger nos pieds dans l’océan, de monter sur les rochers, d’acheter les glaces, de prendre une chambre, de prendre le petit-déjeuner devant une vue sublime… Bref, de partir en vacances là-bas, et de rencontrer Maggie, Will et tous les autres !

C’est un roman vraiment magnifique, à découvrir de toute urgance !

Alexandra

« Se questo è un uomo » – Primo Levi (1947)

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Editions : Pocket / Sortie : 2003 (Réédition) / 272 Pages / 6,30€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

On est volontiers persuadé d’avoir lu beaucoup de choses à propos de l’holocauste, on est convaincu d’en savoir au moins autant. Et, convenons-en avec une sincérité égale au sentiment de la honte, quelquefois, devant l’accumulation, on a envie de crier grâce. C’est que l’on n’a pas encore entendu Levi analyser la nature complexe de l’état du malheur. Peu l’on prouvé aussi bien que Levi, qui a l’air de nous retenir par les basques au bord du menaçant oubli : si la littérature n’est pas écrite pour rappeler les morts aux vivants, elle n’est que futilité.

« C’est curieux comme, d’une manière ou d’une autre, on a toujours l’impression qu’on a de la chance, qu’une circonstance quelconque, un petit rien parfois, nous empêche de nous laisser aller au désespoir et nous permet de vivre. »

MON AVIS

Cela faisait longtemps que je me disais qu’il fallait que je lise ce classique, historique ! Mon frère m’a donc prêté son exemplaire de Primo Levi. Alors je vais commencer par le petit point qui m’a gêné : l’écriture. J’ai eu assez de mal à le lire. C’était très très lent. Mais sinon c’est juste incroyable ! Je pense qu’on ne se rend pas compte de ce que ces gens ont vécu dans ces camps, jusqu’à ce qu’on lise leur témoignage. C’est puissant, et très fort ! Tous les détails, tous les évènements qu’il a vécu là-bas avec ces camarades d’infortune, c’est malheureux, effrayant, scandaleux, révoltant ! C’est un témoignage bouleversant, et qui ne laisse évidemment pas indifférent. Il n’y a pas de mots pour décrire l’horreur de ces camps, et pourtant, Levi pose ces mots avec beaucoup de recherches et de coeur. Cela a dû être difficile d’écrire tout cela.

Alexandra

« Iroquois » – Patrick Prugne (2016)

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Editions : Daniel Maghen / Sortie : 2016 / 103 Pages / 19,50€ / Note★★★★★

L’HistoireEn 1608, Québec n’est qu’un nom griffonné sur une vague carte d’Amérique du Nord, une grande bâtisse fortifiée construite sur les rives du Saint Laurent où une quarantaine d’âmes s’apprêtent à passer leur premier hiver. La France d’Henri IV se soucie peu de ces arpents de neiges habités par une poignée de sauvages. Plus préoccupée par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et la traite des fourrures, elle n’envisage nullement l’installation d’une colonie. Samuel de Champlain, fondateur de Québec, n’aura alors de cesse de défendre « son » Canada. Il saura imposer un climat de paix et de confiance entre nations amérindiennes et Français.

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Iroquois (2016)

Mon Avis : Enorme coup de coeur pour cette bande dessinée ! Les dessins sont absolument incroyables, d’une beauté sans nom ! Je suis fan du travail de ce dessinateur, vraiment ! les couleurs sont magiques ! Les forêts, les couchés de soleil, tout est beau ! Quant à l’histoire, j’aime beaucoup. A la fois historique et imaginatif, les évènements s’enchainent et on ne s’ennui jamais. J’aime énormément les histoires avec les Indiens. J’ai donc craquée, et je ne regrette pas. C’est super ! Les paysages et les thèmes abordés sont géniaux, on est réellement plongé au coeur des terres indiennes. Je vous laisse admirer ce magnifique travail. 

Alexandra

« La Valse des Arbres et du Ciel » – Jean-Michel Guenassia (2016)

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Editions : Albin Michel / Sortie : 17 Août 2016 / 297 Pages / 19,50€ / Note★★★★★

L’HistoireAuvers-sur-Oise, été 1890. Marguerite Gachet est une jeune fille qui étouffe dans le carcan imposé aux femmes de cette fin de siècle. Elle sera le dernier amour de Van Gogh. Leur rencontre va bouleverser définitivement leurs vies. Jean-Michel Guenassia nous révèle une version stupéfiante de ces derniers jours. Et si le docteur Gachet n’avait pas été l’ami fidèle des impressionnistes mais plutôt un opportuniste cupide et vaniteux ? Et si sa fille avait été une personne trop passionnée et trop amoureuse ? Et si Van Gogh ne s’était pas suicidé ? Et si une partie de ses toiles exposées à Orsay étaient des faux ?…Autant de questions passionnantes que Jean-Michel Guenassia aborde au regard des plus récentes découvertes sur la vie de l’artiste. Il trouve des réponses insoupçonnées, qu’il nous transmet avec la puissance romanesque et la vérité documentaire qu’on lui connaît depuis Le Club des Incorrigibles Optimistes.

« Ici, vous n’arriverez à rien, les médiocres empêchent les génies d’éclater, les combinards et le intrigants vous détesteront toujours. »

Mon Avis : Une lecture qui m’a été conseillée par une amie (Stephanie si tu passes par là), et je ne regrette absolument pas ! J’aime énormément Vincent Van Gogh ! Alors lire un roman sur lui, c’est que du bonheur. On ne sait pas si cette histoire est réelle, ou du moins si elle l’est à 100%, mais j’ai vraiment adoré ! C’est mon tout premier Guenassia, et je pense que j’en lirais vite d’autres. Il a un style que j’aime beaucoup. Une écriture fluide et très belle. On découvre ici un Van Gogh qu’on ne connaissait pas, un Van Gogh en dehors de ses toiles. Mais un Van Gogh passionné par son métier, très munitieux, et très sérieux dans ce qu’il faisait. L’auteur évoque aussi le suicide de Van Gogh. Plusieurs hypothèses ont vu le jour à propos de sa mort. On n’aura peut-être jamais véritablement la réponse. On est plongé au XIXe siècle d’une façon très poétique et très agréable. On ne s’ennuie jamais. J’ai aimé du début à la fin. Une lecture que je conseille fortement ! Un vrai coup de coeur !

Alexandra

« L’Administrateur Provisoire » – Alexandre Seurat (2016)

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Editions : Le Rouergue / Sortie : 17 Août 2016 / 182 Pages / 18,50€ / Note★★★★★

L’HistoireDécouvrant au début du récit que la mort de son jeune frère résonne avec un secret de famille, le narrateur interroge ses proches, puis, devant leur silence, mène sa recherche dans les Archives Nationales. Il découvre alors que son arrière-grand-père a participé à la confiscation des biens juifs durant l’Occupation. Le récit tente d’éclairer des aspects historiques souvent négligés jusqu’à récemment, celle de l’aryanisation économique de la France de Vichy, crime longtemps refoulé par la mémoire collective. Une enquête à la fois familiale et historique bouleversante, s’appuyant sur des faits réels.

« Ils sont sur le canapé, en face de moi. Je les regarde fixement, j’attends sans savoir ce que j’attends ».

Mon Avis : Deuxième livre d’Alexandre Seurat ! Une deuxième réussite (même si j’ai préféré le premier roman). Une histoire bouleversante. Moi qui est fait des études d’histoire, je ne connaissais absolument pas le terme « administrateur provisoire« . Grâce à ce livre, je sait ce que c’est, et j’ai fait des petites recherches de mon côté. C’est vraiment très intéressant, on apprend beaucoup de choses. Alexandre Seurat évoque une nouvelle fois un sujet fort, sur les secrets, la famille. S’appuyant toujours sur des faits réels, cet auteur écrit toujours avec une plume très juste, qui nous rend témoin de l’histoire, et nous rend encore une fois impuissant face à la vérité que découvre ce personnage sur sa famille. A lire !

Alexandra

« The Words in My Hand » -Guinevere Glasfurd (2016)

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Editions : Préludes / Sortie : 24 Août 2016 / 448 Pages / 15,90€ / Note★★★★★

L’Histoire : Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur sont temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ».

« On peut contempler le monde dans une seule goutte d’eau. Pour cela, il suffit d’observer. »

Mon Avis : Encore un autre coup de cœur de cette nouvelle rentrée littéraire. Je l’ai dévoré ! L’histoire se passe à Amsterdam au XVIIe siècle, c’est-à-dire, tout ce que j’aime. J’aime les romans d’époque. Une histoire d’amour compliquée entre une servante et un homme de science, qui n’est autre que Descartes. L’auteure nous explique un côté non connu de Descartes, en y ajoutant ses petites touches personnelles, ce qui ne gâche rien, bien au contraire. On y découvre également le rôle des femmes, et le fait que ces dernières souhaiteraient avoir plus de droits, notamment le droit d’écrire. Helena est un personnage très attachant et très fort. Son amour pour l’écriture et tous les instruments pour écrire, est formidable. Cette partie prend beaucoup de place dans le roman. La fin est triste, et je ne m’y attendait pas du tout. La relation d’Helena avec sa fille est magnifique. Et j’ai adoré suivre l’évolution de sa relation avec Descartes, qui reste ambiguë du début à la fin. Car absolument tous les sépare. En bref, une très belle découverte que je recommande à tous les fans de romans historiques comme moi. On est plongé dans les mœurs du XVIIe siècle, sans fausse note. Un roman vraiment fascinant et captivant !

Alexandra

« The Three Musketeers » – Alexandre Dumas (1844)

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Editions : Pocket / Sortie : 1844 / 902 Pages / 4,60€ / Note★★★★★

L’Histoire : D’Artagnan, un jeune homme ambitieux, rejoint à Paris la compagnie des Mousquetaires du Roi. Il s’y fait trois amis, Athos, Porthos et Aramis, ardemment dévoués à la Reine de France, Anne d’Autriche, compromise dans une affaire d’État. Face à eux, deux ennemis s’activent : le Cardinal de Richelieu et la redoutable Milady. Qui va gagner ? Sur les pas des mousquetaires, le lecteur est entraîné dans un roman historique où, sur fond de guerre contre les Anglais, s’enchevêtrent rivalités politiques, trahisons, secrets de famille et intrigues amoureuses.

« Tous pour un, un pour tous, c’est notre devise. »

Mon Avis : Je suis fan de l’histoire des Trois Mousquetaires et de D’Artagnan, et cela peu importe les versions ! Je me devais donc de lire ce chef d’oeuvre du grand Alexandre Dumas ! Quelle merveille, j’adore l’écriture, les dialogues, le vocabulaire, tout ! C’est une superbe aventure. On ne lache pas le livre, et les pages se tournent toutes seules tant on est plongé avec eux dans le Paris du XVIIe siècle ! Moi qui adore l’histoire en plus ! Ici, nous sommes sous le Roi Louis XIII et la Reine Anne d’Autriche, sans oublié le Cardinal de Richelieu ! Un récit palpitant mélangeant humour, loyauté, trahison, amitié, amour,complot, guerre, royauté ! Que du bonheur cette lecture ! Et mon mousquetaire préféré est Aramis, et cela, encore une fois, peu importe les versions. Un classique que tout le monde devrait lire ! Un classique incontournable ! Une merveille !

Alexandra

« Le Journal de Mary » – Alexandra Echkenazi (2016)

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Editions : Belfond / Sortie : Mai 2016 / 277 Pages / 18,50€ / Note★★★★

L’HistoireMary Meyer ? Son nom n’évoque rien et pourtant. Fin des années 1950, États-Unis. Mary Meyer vit à Langley avec son mari haut gradé de la CIA et leurs trois enfants. Artiste peintre, féministe, pacifiste – elle est fichée par le FBI comme une activiste de gauche –, Mary est à l’affût de nouvelles expériences. Quand l’un de ses enfants meurt accidentellement, tout s’effondre. Mary décide de s’installer seule avec ses deux garçons dans le quartier de Georgetown, à Washington, où résident toute la classe politique et la haute société. C’est alors qu’elle recroise un certain Jack, rencontré vingt ans plus tôt à l’université, et que naît une passion qui va durer plusieurs années. Mary accepte de rester l’amour secret de cet homme qui ne peut l’officialiser en raison de ses fonctions. Elle est pourtant celle qui agit dans l’ombre, à ses côtés. Celui qu’elle aime meurt à Dallas le 22 novembre 1963Mary est assassinée un an plus tard au bord du fleuve Potomac. Le journal qu’elle tenait n’a jamais été retrouvé. Le journal du véritable amour de JFK…

Plongée fascinante dans l’Amérique des années 1960, Le Journal de Mary nous révèle le destin complexe de celle qui joua un rôle déterminant dans l’une des plus grandes énigmes du XXe siècle.

« Je profite d’un arrêt à Milwaukee pour t’écrire enfin. Je continue d’écumer le pays en long et en large. Encore deux ans à tirer ainsi, je crains d’y laisser ma santé (ça c’est pour que tu me plaignes un peu). Mon dos me fait terriblement souffrir. L’autre jour, j’ai même dû sortir les béquilles (so sexy, isn’t it ?) »

Mon Avis : Etant passionnée par le mythe de la famille Kennedy, et plus particulièrement par l’histoire de JFK, je devais lire ce nouveau roman. Ce livre est vraiment très bien écrit. Des lettres de JFK sont glissése à l’intérieur entre les phrases. Et j’adore ce concept de montrer des lettres quand il y en a. Cela donne un autre rythme, une autre vie au livre. Alors attention, c’est bien un roman. Alexandra Echkenazi  s’est inspiré de l’histoire entre John Fitzgerald Kennedy et Mary Meyer, l’une des célèbres maitresses du Président des Etats-Unis.

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Voici un petit article sur cette dernière : « C’est peut-être la maîtresse la plus énigmatique de JFK. Mary Pinchot Meyer était artiste peintre.  Ancienne femme de l’agent de la CIA Cord Meyer, elle était également l’amie intime de Jackie Kennedy malgré les rumeurs qui couraient sur l’infidélité de son mari. Elle aurait également apporté de nombreuses drogues à la Maison Blanche durant les années de proximité avec les Kennedy et aurait été une fervente – et influente – supportrice de la paix auprès du président. Après la mort de JFK en 1963, elle a à son tour été sauvagement assassinée à Georgetown, deux jours avant son 44e anniversaire. C’était le 12 octobre 1964. De très nombreuses rumeurs sur le fait qu’elle aurait détenu des informations sur l’assassinat du président ont circulé. A-t-on voulu la faire taire ? Le mystère reste entier. » (Source) Des rumeurs circulaient comme quoi elle tenait un journal de cette relation. Il n’a jamais été retrouvé.

En tout cas, j’ai trouvé ce livre très intéressant. Une belle histoire entre un homme et une femme, un amour passionnel mais malheureusement impossible. Entre roman d’amour et roman historique, on est plongé dans l’Amérique des années 60, avec des personnages incroyablement attachants.

Alexandra