« Tabineko Ripôto » – Hiro Arikawa (2017)

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Editions : Actes Sud / Sortie : 2017 / 336 Pages / 22,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Un changement dans la vie de Satoru fait qu’il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d’enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l’entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l’aventure.

« Notre nouvelle vie à deux a donc commencé. Comme humain, Satoru était le colocataire idéal. Et je dois dire que comme chat, il pouvait pas trouver meilleur coloc que moi. On a filé le parfait bonheur comme ça pendant cinq ans ».

MON AVIS

Mais quel coup de coeur !! Je ne pouvais pas le lâcher ! Ce livre est un vrai bonheur ! Et en particulier pour les amoureux des chats comme moi. Ce Nana est un chat incroyable ! J’adore les parties où ils nous parlent à nous lecteurs, il nous livre ses mémoires. Ses mémoires de chat. Du coup je m’imaginait un des miens parler haha. J’ai 3 chats à la maison, et parfois c’est vrai que se serait pratique de comprendre ce qu’ils veulent nous dire !!

Non vraiment ce roman est à lire absolument ! C’est un pur moment de détente et de bonheur. Et en plus, c’est mon premier roman traduit du japonais, et j’ai adoré ! Du coup, je suis super contente. Je vais en lire d’autres, c’est sur ! Tout au long de ce livre, nous suivons donc Nana, et son maître Satoru. Ils ont vécus 5 ans de pur bonheur, et Nana ne cesse de répeter que Satoru est le meilleur des humains. Mais voilà, Satoru doit trouver un nouveau maître pour Nana. Nous ne saurons pourquoi qu’à la toute fin. Je vous laisse le suspens

Et c’est donc pendant la recherche d’un nouveau foyer que Nana nous évoque toutes leurs aventures, de l’enfance de Satoru, à leur rencontre, en passant par des histoires avec des proches de Satoru. Un périple à travers le Japon vraiment passionnant, et vu à travers les yeux d’un chat. C’est pas commun ! Et pourtant c’est tellement incroyable ! C’est tout mignon ! C’est donc un véritable coup de coeur pour moi, et je le recommande chaudement ! C’est drôle, tendre, et émouvant !

Alexandra

« The Girl On The Train » – Paula Hawkins (2015)

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Editions : Pocket / Sortie : 2015 / 453 Pages / 7,80€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu

« Être l’autre femme, c’est merveilleusement excitant, c’est indéniable : on est celle pour laquelle il ne peut s’empêcher de trahir son épouse, même s’il l’aime. On est une femme irrésistible – littéralement. »

MON AVIS

C’est depuis que je travaille en librairie que je me suis mise aux polars. Avant cela, je n’en lisait pas du tout. Et l’année dernière, en lecture commune avec Stéphanie (son blog est par ICI), j’ai lu La Fille du Train de Paula Hawkins.

J’ai mis un peu de temps à le lire car j’avais d’autres priorités de lectures pour le boulot. Mais j’ai juste adoré cette lecture ! C’était addictif dès le tout début, et hyper intriguant aussi ! C’est vraiment un excellent polar ! Les personnages sont très complexes, on ne cerne pas toujours tout, mais c’est ça que j’adore ! Et puis, je suis fan des polars psychologiques, ce sont les meilleurs pour moi. Et celui-ci fait clairement partie de cette catégorie. Il est absolument génial ! C’est l’un des meilleurs polars que j’ai lu en 2016 en tout cas !

C’était assez difficile de le lâcher arrivé à un certain point de l’histoire. On en arrive à avoir peur pour l’héroine principale, qui s’est retrouvé mêlée à cette hsitoire un peu à cause de sa curiosité et de son passé. On joue les détective nous aussi, mais on se mélange les pinceaux, on est manipulés par l’auteure. On ne sait plus qui est coupable. On croit trouver, et puis…. non ! C’est ça qui était incroyable ! Je vous le conseille vraiment !! Un polar addictif du début à la fin, avec du suspens qui vous tient en haleine, de l’action !! Je n’ai pas encore vu le film, mais je devrais peut-être ! Saurez-vous percer le mystère de cette histoire ?

Alexandra

« These Foolish Things » – Deborah Moggach (2004)

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Editions : Le Livre de Poche / Sortie : 2004 / 406 Pages / 7,10€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Délocaliser les vieillards ! C’est l’idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un dynamique homme d’affaires, projette de créer en Inde une chaîne de maisons de retraite très « Vieille Angleterre », où des Britanniques d’âge avancé pourraient retrouver, au soleil et dans la paix, les mœurs et l’atmosphère de leur jeunesse. Dans la grande tradition de la littérature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scène avec humour et tendresse ce petit monde dépassé par le temps, mais qui ne va pas tarder à découvrir que la vie peut encore apporter d’étranges bonheurs.

« Regardez un peu cette maison, dit-elle. On pourrait se croire en Angleterre. Mais avec du soleil. »

MON AVIS

Mais quel bonheur ! Quelle histoire ! Comme vous le savez maintenant, j’ai une réelle passion pour ce pays qu’est l’Inde, et avec ce livre, j’ai voyagée jusque la-bas et c’était magique ! J’ai visitée des temples, rencontrer des petits Indiens, rencontrer des Anglais dans leur hôtel. J’avais adoré le film (que je ne me lasse d’ailleurs pas de regarder encore et encore) avec son casting 4 étoiles ! Je voulais donc absolument lire le livre un jour. Et c’est chose faite ! Ils ont changé énormément de choses dans le film. Mais personnellement, j’ai aimé les deux, que ce soit le livre ou le film. C’était super !

Chaque pensionnaire de l’hôtel a sa propre histoire. Chacun à son excuse pour être venu jusqu’en Inde pour finir ses jours. Et certaines sont absolument improbables. Mais venant d’eux, ce n’est pas étonnant ! Ils ont chacun leur petit caractère. Au fil du temps, ils apprennent à se connaître, et deviennent de véritables amis, se connaissant chacun sur le bout des doigts. Pourquoi veillir ? C’est ce que certains tachent de comprendre. Et tentent ainsi d’en profiter jusqu’au bout, parfois jusqu’à choquer les plus jeunes !

Les hsitoires de familles sont au coeur même de ce roman. Les relations entre les aprents et les enfants ne sont pas toujours roses. Pareil pour les relations entre maris et femmes. Avons-nous vraiment fait le bon choix en épousant telle ou telle personne ? Suis-je heureux ? Certains découvrent alors en Inde une toute nouvelle vie, et plus important encore, se posent des questions et se découvrent eux-mêmes. Ils découvrent alors une personne qu’il ne soupçonnait abolsument pas être. Enorme coup de coeur pour Evelyn et le docteur Ravi Kapoor !

J’aimerais tellement aller en Inde un jour. Malheureusement ayant peur de l’avion, ça semble un peu compromis. Donc je voyage par mes lectures. Et celle-ci était absolument parfaite ! On découvre l’Inde dans tous ses aspects. Une très jolie lecture, avec des personnages très attachants. La morale de cette histoire ? On est vieux que si l’on se sent vieux. Profitez de la vie, quelque soit votre âge !

Alexandra

« Vite, ma retraite ! » – Myriam Bellecour (2017)

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Editions : Gaïa / Sortie : 2017 / 141 Pages / 10,00€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Marie, 43 ans, avocate parisienne frisant le burn-out, selon elle. En combustion permanente, selon ses proches. Il est grand temps de faire quelque chose. Partir en vacances ? trop classique. Ou alors… Qui n’a pas rêvé de prendre sa retraite à 40 ans ? Pourquoi faudrait-il attendre d’être senior pour s’occuper de soi ? Plutôt opter pour un stage en maison de retraite, en immersion totale. Un premier roman facétieux, tendre et ironique.

« Déjeuner à 11h30… C’est vite vu, je sauterai le petit déjeuner. Dîner à 17h30, c’est l’heure du goûter, ça va être plus compliqué d’envisager une choucroute à la place du muffin citron »

MON AVIS

Un livre qui se lit très vite et très facilement. Très drôle dès le début. Sans prise de tête et avec lequel on passe un super moment. L’histoire de cette jeune femme d’une quarantaine d’années, qui n’en peut plus de son travail et qui décide de passer quelques temps dans une maison de retraite. Elle veut prendre sa retraite ! Lorsqu’elle arrive là-bas, les pensionnaires évidemment ne comprennent pa pourquoi une jeune femme telle que Marie vient faire ici.

Elle va devoir s’habituer au mode de vie très décalé, aux horaires improbables des repas, aux activités incroyables proposées dans cette maison de retraite. Mais elle va vite se faire de vrais amis. Et elle ne s’y attendait certainement pas. Ella va vivre une incroyable aventure avec ces gens plus âgés qu’elle, mais qui ont sû garder leur âme d’enfant, et qui ne manque pas d’imagination quand il s’agit de s’amuser ! A découvrir d’urgence, pour un moment drôle et léger ! En bonus, je vous ai mis la citation que j’ai préférée dans ce premier roman très réussi !

Alexandra

« Tous les Hommes Chaussent du 44 » – Géraldine Barbe (2017)

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Editions : Le Rouergue / Sortie : 2017 / 128 Pages / 14,50€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Comment écrire un traité de l’amour parfait, quand sa propre histoire d’amour foire ? Gilda, 40 ans et plus, sujette aux emballements les plus délirants et aux échecs retentissants, n’est peut-être pas la mieux indiquée, pour donner des conseils pertinents… même si elle a tendance à jouer double jeu, même avec ses lecteurs. Un roman loufoque, vif et pertinent, sur les relations hommes/femmes.

« Les gens qu’on aime, dit-il, on les aime pour toujours, sinon c’est que ce n’était pas de l’amour. »

MON AVIS

Une jolie lecture, tout en douceur et en légèreté. C’était une lecture très rapide, en 1h30 c’était fini. C’est une histoire sans prise de tête et qui se lit très bien. Mais malheureusement, je n’ai pas été très convaincue. L’écriture ma plu, mais l’histoire en elle-même, moyennement. Je n’ai pas vu grand intérêt on va dire. Certains passages étaient beaucoup trop rapides et pas assez détaillés. C’est donc une petite déception. Et oui, ça arrive !

Par contre comme je l’ai dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture, qui est légère et dotée d’un bel humour. Et c’est tout de même un livre qui nous change les idées pendant un petit moment, ce qui fait aussi du bien. Je tenterais peut-être un autre de ses romans un de ces jours, pour me faire une meilleure diée de l’auteure.

Alexandra

« Nos 14 Novembre » – Aurélie Silvestre (2016)

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Editions : JC Lattès / Sortie : 2016 / 276 Pages / 15,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

« C’était un vendredi, la vie était belle ». Le cauchemar est arrivé un soir de novembre sans crier gare et la vie d’Aurélie ne sera plus jamais comme avant. Matthieu avait prévu de rentrer tôt après le concert d’Eagles of Death Metal. A 21h46, il lui envoie son dernier texto : « ça, c’est du rock ». Quelques secondes plus tard, les terroristes entrent au Bataclan et font basculer des dizaines de familles dans l’horreur. Matthieu ne reviendra pas. Aurélie, au moment du drame, est mère de leur fils de trois ans et enceinte de cinq mois. Entre deuil et naissance, le livre raconte, d’un automne sanglant à un printemps layette, le combat invisible et émouvant d’une jeune femme qui ne veut pas renoncer à l’énergie, à la joie et au bonheur. Comment préparer une naissance lorsque l’on pleure le père de l’enfant à venir ? Comment rebondir quand tout vous assigne au statut décourageant de victime ? En partant de photos qui disent la quotidienneté de l’absence et la puissance de la vie qui s’accroche, elle témoigne de ce que fut une histoire d’amour assassinée et de ce que sera sa famille, amputée mais debout. Quand la vraie vie ressemble à une tragédie où la mort et la vie se livrent un combat féroce.

« La seule chose que l’on puisse faire, c’est s’aimer plus fort. »

MON AVIS

Un texte incroyablement fort ! J’ai pleuré tout le long. J’étais d’autant plus touchée car je connaissais le mari d’Aurélie Sylvestre. Il était mon professeur de Géographie et de Mondialisation à la FAC il y a à peu près 4 ans. Et c’était quelqu’un de génial ! Un professeur hyper gentil et humain

Je l’ai lu en une soirée. Et sans pouvoir m’arrêter de pleurer. C’est d’autant plus dur lorsqu’on connait les visages. Cette femme a une force incroyable ! Une lecture puissante ! Qui donne l’envie de vivre. De survivre. D’aimer ! Je pense que tout ceux qui ont connu Mr Giroud (même en tant que professeur comme moi, je pense à tous les étudiants de Marne-la-Vallée), devraient le lire. Ça fait du bien de le lire. On oubliera jamais notre professeur. Gentil et patient. Il m’avait marqué pour ça. Je suis arrivée avec deux semaines de retard en cours (je ne rentre pas dans les détails) et contrairement à d’autres profs qui me disaient de voir avec mes camarades, lui ma tout donné et ma intégré au groupe dès le premier jour. Cela peut paraître idiot pour certains, mais j’étais à cette époque assez renfermée et timide. Alors avoir un professeur aussi pédagogue ça met en confiance. Et ça aide. Et rien que pour ce petit geste, il fait partie du petit nombre des professeurs qui ont marqué mes études. Merci !

Aujourd’hui, nous vivons malheureusement dans un monde de peur, et de cruauté. Et nous n’avons pas le choix, il faut vivre avec, faire avec. Mais il ne faut pas se laisser dominer par la peur. Je sais c’est facile à dire. Je suis la première à stresser quand il s’agit de prendre les transports, de me rendre à un concert, ou à de gros évènements. Mais l’envie est bien plus forte. Alors je surmonte cela. Vivez !!

Alexandra

« L’homme qui Voyait à travers les Visages » – Eric-Emmanuel Schmitt (2016)

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Editions : Albin Michel / Sortie : Août 2016 / 421 Pages / 22,00 € / Note★★★★★

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Après La nuit de feu, Eric-Emmanuel Schmitt poursuit son exploration des mystères spirituels dans un roman troublant, entre suspense et philosophie. Tout commence par un attentat à la sortie d’une messe. Le narrateur était là. Il a tout vu. Et davantage encore. Il possède un don unique : voir à travers les visages et percevoir autour de chacun les êtres minuscules souvenirs, anges ou démons qui le motivent ou le hantent. Un sage qui déchiffre la folie des autres ? Son investigation sur la violence et le sacré va l’amener à la rencontre dont nous rêvons tous

« Je suis Dieu : j’ordonne. Je laisse les explications aux philosophes. »

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J’ai découvert cet auteur pour mon travail, il y a un peu plus d’un an, avec La Nuit de Feu, son précédent roman. Et j’ai accroché tout de suite. C’est souvent assez philosophique, et parfois autobiographique. J’ai bien accroché avec ce dernier roman également. Il reprend en même temps, ce qui se passe dans le monde actuellement, les attentats, la douleur, la peur… Mais de manière très bien ficelée ! J’ai beaucoup aimé ce personnage capable de voir les morts, qui restent, miniatures, perchés sur les épaules de ceux qu’ils aimaient. C’est une très belle image. C’est un roman très interessant, il pose beaucoup de questions, et y répond de manière simple et belle. Décidémment, j’aime beaucoup la plume de cet auteur, qui est toujours très philosophique, mais sans trop l’être. Personne ne s’y perd, au contraire. On a envie de continuer l’histoire jusqu’au bout, savoir ce qui se passe, et pourquoi. Pourquoi cet homme a ce don de voir les morts ? A découvrir au plus vite !

Alexandra

« La Sonate Oubliée » – Christiana Moreau (2017)

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Editions : Préludes / Sortie : Janvier 2017 / 256 Pages / 15,60€ / Note★★★★★

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Deux jeunes filles réunies à travers les siècles. Deux coeurs passionnés de musique, de liberté. Une ville, Venise, jadis et aujourd’hui. À 17 ans, Lionella, d’origine italienne, ne vit que pour le violoncelle, ce qui la distingue des autres adolescents de Seraing, la petite ville où elle habite en Belgique. Elle peine toutefois à trouver le morceau qui la démarquerait au prochain grand concours Arpèges. Jusqu’au jour où son meilleur ami lui apporte un coffret en métal, déniché dans une brocante.  Lionella y découvre un journal intime, une médaille coupée et… une partition pour violoncelle qui ressemble étrangement à une sonate de Vivaldi. Elle plonge alors dans le destin d’Ada, jeune orpheline du XVIIIe siècle, pensionnaire de l’Ospedale della Pietà, à Venise, dans lequel « le prêtre roux », Antonio Vivaldi, enseignait la musique à ces âmes dévouées.

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Un coup de coeur pour ce joli roman. C’est une histoire simple, mais vraiment jolie. J’ai pris beaucoup de plaisir durant ma lecture. Je l’ai d’ailleurs lu en une après-midi, et je ne me lasse pas de le conseiller encore aux clients. Et généralement ils accrochent aussi. C’est plein de charme, plein de douceur. C’est également un hymne à la musique, à Vivaldi, à l’Italie. On voyage, on écoute. On se prend d’affection pour cette jeune femme, mais aussi pour Ada, cette jeune femme qui travaillait pour l’un des plus grands compositeurs du monde, Antonio Vivaldi. On rencontre deux femmes, deux destins, avec 300 ans qui les séparent, mais que tout rapproche. Elles ont en effet beaucoup de points communs, et c’est grâce à Ada que Lionella continue dans la musique, qu’elle arrive à progresser, notamment pour son fameux concours. L’hommage que Lionella rend à Ada est magnifique ! Un joli roman que je conseille donc pour une lecture détente et sans prise de tête ! C’est envoutant

Alexandra

« Afleggjarinn » – Audur Ava Olafsdottir (2007)

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Editions : Zulma / Sortie : 2007 / 264 Pages / 7,70€ / Note★★★★★

L’Histoire

Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa Candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte. En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa Candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d’Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.

« Cinq mois quand la photo a été prise. Six mois et demi aujourd’hui. » J’ai envie de dire six mois et dix-neuf jours mais le mal de ventre ne permet pas de s’étendre davantage. « Un bel enfant, éveillé, répète-t-elle, avec de grands yeux clairs. Elle n’a peut-être pas beaucoup de cheveux pour une petite fille. J’ai cru, à vrai dire, que c’était un petit garçon. » La femme me regarde avec sympathie »

Mon Avis

L’une de mes plus belles découvertes de la fin d’année 2015. Il s’agit d’un auteur islandais, et j’ai juste adoré son écriture ! C’est une merveille, une petite perle. L’histoire est absolument magnifique, et tout en légèreté. On ne s’ennui pas, et on passe un très agréable moment de lecture. On y découvre l’histoire d’un jeune homme qui passe à l’âge adulte, qui a envie de faire ce qu’il aime, qui pense à sa maman disparue et à sa petite fille née il n’y a pas si longtemps. On plonge dans son histoire, sa nouvelle vie, avec ses nouvelles responsabilités. C’est une histoire touchante, et tout en simplicité. C’est une jolie balade, tout en douceur dans ce monde de brut ! Je le recommande vraiment à tout le monde. Cette lecture fait du bien ! Un récit poétique ! ♥

Alexandra

« Les Gens dans l’Enveloppe » – Isabelle Monnin (2015)

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Editions : JC Lattès / Sortie : 2015 / 370 Pages / 8,90€ / Note★★★★

L’Histoire

« En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre. J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle. Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie. Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi. »

« Dans l’enveloppe il y a des gens, à la banalité familière, bouleversante. Je décide de les inventer puis de partir à leur recherche. Dans l’enveloppe, il y a l’épaisseur d’un roman et les mystères d’une enquête. »

Mon Avis

Une très belle découverte ce roman. Je l’avais à lire dans le cadre de mon travail car il avait reçu le Prix Folies D’Encre en 2015. Et je comprend pourquoi. C’est un livre réalisé avec tellement d’originalité ! L’auteure a en effet acheté un lot de photos d’une famille qu’elle ne connait absolument pas, et a décidé de lui inventer une histoire. Elle a donc inventé des prénoms, des relations, des situations, des histoires… Mais voulant absolument savoir qui était réellement ces personnes, elle a fait des recherches. Elle voulait savoir qui étaient ces gens dans l’enveloppe. Le livre se découpe donc en 2 parties : le roman et la recherche. Et j’ai juste adoré ce concept. L’histoire et ce qui en est réellement ! Et parfois, on se retrouve avec des coincidences et des hasards surprenants ! De plus, un CD accompagne la lecture. Les véritables personnes des photos nous font en effet part des reprises de certaines chansons de leur enfance. Et le tout avec une écriture tout en légèreté.  Vraiment joli ! Du beau travail !

Alexandra