« The Fault in Our Stars » – John Green (2013)

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Editions : Nathan / Sortie : 2016 / 327 Pages / 16,95€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu’elle s’y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d’autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l’attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.

« – Je suis amoureux de toi, a-t-il dit doucement.- Augustus !- Vraiment, a-t-il répondu. Il me fixait, et je pouvais voir que les coins de ses yeux se plissaient. Je suis amoureux de toi, et je n’ai aucunement l’envie de le nier et de m’épargner le plaisir de dire des choses vraies. Je suis amoureux de toi, et je sais que l’amour est juste un cri dans le vide, et que l’oubli est inévitable, et que nous sommes tous condamnés, et qu’un jour viendra où tout notre travail sera réduit à de la poussière, et je sais que le soleil va avaler la seule planète que nous aurons jamais, et je suis amoureux de toi. »

MON AVIS

Il y a des fois comme ça, où un livre vous marque, laisse une trace en vous. C’est le cas ici. J’ai lu le livre d’une seule traite, et je n’arrivais pas à m’arrêter de lire. Cette histoire ne nous laisse pas indifférent. Une fois le livre lu et une fois avoir bien pleuré, on en sort différent. John Green a une manière d’évoquer la vie et la mort qui est certes peu commune, mais tellement belle et emplie de réalité. J’aimerais mettre ce livre entre les mains des gens qui se plaignent sans arrêt pour des broutilles. Peut-être que ça leur ferait ouvrir les yeux ? Je n’en sais rien. Profitez de la vie ! C’est clairement le message de ce roman. Ce livre donne envie de vivre ! Entre amour, amitié et humour. vraiment très beau. préparez les mouchoirs !

Alexandra

« Comment construire une cathédrale ? » – Mark Greene (2016)

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Editions : Plein Jour (Les Invraisemblables) / Sortie : 2016 / 94 Pages / 12,00€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

« Je m’aperçois, à ce moment-là, qu’il n’a presque plus de dents. C’est ainsi : il n’a presque plus de dents, et il s’en porte à merveille… Il est comme ça, Justo : il construit une cathédrale, excusez du peu, quand d’autres se font faire des implants ! Tout de suite, j’ai pensé : je me réjouis qu’il n’ait plus de dents. Je lui en suis reconnaissant… Il n’est pas important d’avoir de belles dents… On ne doit pas s’en faire, pour ses propres dents. Ce qui compte, c’est la vérité. » L’histoire de Justo Gallego qui, depuis plus de cinquante ans, construit, seul, une cathédrale dans la banlieue de Madrid. Quand un romancier rencontre un héros de l’acte absurde, Don Quichotte s’incarne soudain, et le roman devient réalité.

« Il faut, dit-il, revenir à plus d’austérité. La pauvreté est un trésor que nous avons perdu ».

MON AVIS

Ce livre raconte l’histoire de Justo Gallego, un maçon-architecte autodidacte espagnol, qui a aujourd’hui 91 ans, et qui est toujours très actif dans son travail. Ce qui m’a décidé à lire ce livre, c’est le reportage que j’avais vu sur ce monsieur il y a maintenant 3 ans je crois. Je trouve ça vraiment incroyable. Il construit cette cathédrale, tout seul, par ses seuls moyens, depuis maintenant plus de 50 ans ! Un courage et une force incroyable ! Si vous voulez en savoir plus sur cet homme, tapez son nom sur internet, vous trouverez plein d’informations. Il est épatant ! Ce livre est un récit de vie hors du commun. Je l’ai lu très très vite. Et puis, allez voir aussi les photos de cette fameuse cathédrale ! Elle est tellement belle ! C’est incroyable de se dire qu’il l’a construite tout seul, de ses propres mains !! J’adore lire des histoires comme celle-ci ! Pleine de vie !

Alexandra

« Dear Ijeawele, or a feminist manifesto in fifteen suggestions » – Chimamanda Ngozi Adichie (2017)

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Editions : Gallimard / Sortie : 2017 / 84 Pages / 8,50€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles de l’art du féminisme la petite fille qu’elle vient de mettre au monde, Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d’une missive enjouée, non dénuée d’ironie, qui prend vite la tournure d’un manifeste. L’écrivain nigériane examine les situations concrètes qui se présentent aux parents d’une petite fille et explique comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples tirés de sa propre expérience. Cette lettre manifeste s’adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir, à l’enfant qui subsiste en nous et qui s’interroge sur l’éducation qu’il a reçue. Chacun y trouvera les clés d’une ligne de conduite féministe, qui consiste à croire en la pleine égalité des sexes et à l’encourager.

«  »Parce que tu es une fille » ne sera jamais une bonne raison pour quoi que ce soit. Jamais. »

MON AVIS

Après ma lecture en début d’année du livre de Maya Angelou (voir ma chronique), j’ai tout de suite voulu lire ce livre à sa sortie. Un texte féministe fort ! C’est un texte qui explique le féminisme de manière simple et belle. Les conseils de l’auteure sont très bons, et décrivent bien notre société actuelle. C’est un livre certes très court, mais extrêmement percutant ! C’est depuis le début de l’année que je lis ce genre de livre, et ça me plait de plus en plus. Si vous avez des conseils d’ailleurs, n’hésitez surtout pas !

C’est un essai qui n’a pour but de plonger tout le monde dans ce courant, mais il explique très bien ce qu’est le féminisme. Je pense que c’est tout de même à lire. Certains conseils que donne l’auteure sont le reflet de ce que beaucoup de femmes vivent aujourd’hui.  C’est un essai engagé, que je conseille de lire évidemment. Surtout qu’il se lit très vite. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que Chimamanda Ngozi Adichie met les hommes et les femmes sur un même pied d’égalité, et ne va pas forcément chercher à mettre la femme au-dessus. De plus, tous ses conseils sont basés sur des expériences de sa propre vie. C’est une source d’inspiration. Bonne lecture !

Alexandra

« Virginia Fly Is Drowning » – Angela Huth (1972)

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Editions : La Table Ronde / Sortie : 2017 / 224 Pages / 21,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Souvent, debout face à ses élèves ou allongée sur son lit, Virginia Fly a la vision merveilleuse d’une main d’homme caressant son corps, déclenchant un frisson le long de son épine dorsale. Que ferait-elle si un inconnu apparaissait à la fenêtre, pénétrait dans la pièce et la séduisait ? Car à trente et un ans, Virginia, toujours vierge, vit sagement chez ses parents, dans la banlieue de Londres. Il y a bien son ami Hans, un professeur mélomane, mais ce n’est pas lui qui assouvira ses fantasmes. Non, celui qu’elle attend, c’est Charlie, son correspondant américain, dont la visite s’annonce enfin après douze années d’échanges épistolaires. Seulement cette arrivée coïncide aussi avec la diffusion d’un reportage télévisé sur Virginia, qui se prend à rêver que, parmi les opportunités tout à coup florissantes, il en est une – peut-être le charmant Ulick Brand ? – qui saura combler ses attentes.

« Pourquoi, se demanda Virginia, était-elle le genre de fille à qui les gens proposaient toujours une boisson chaude et non simplement un verre ? Qu’y avait-il chez elle qui empêchait les gens d’imaginer qu’elle s’enfilerait volontiers un double whisky ? Pour la première fois de sa vie, par cette froide soirée de novembre, elle refusa la fameuse boisson chaude. »

MON AVIS

J’avoue être assez mitigée concernant ce roman. J’ai trouvé le début vraiment très bien. Très bien rythmé ! Et puis au fur et à mesure de la lecture, je trouvais que ça s’essouflait. C’est dommage. L’histoire n’a rien de spécial, mais je m’attachait vraiment au personnage de Virginia. Et puis, après avoir dépassé la moitié du roman, j’ai plus ou moins décrochée… La fin m’a laissé, et bien sur ma faim. Elle était trop rapide, et je ne m’attendais pas à cela. J’avoue que j’aurais préférée avoir une autre fin.

Mais tout cela n’empêche pas que c’était une lecture plutôt sympas, et légère. Et aussi très rapide, car les chapitres se lisent assez vite. De plus, c’est une jolie écriture. Mais voila, je n’ai pas été convaincue malheureusement. C’est la première fois que je lis un roman de cette auteure. Celui-ci était écrit en 1972 et vient juste d’être traduit en français. J’en lirais peut-être d’autres un jour, en espérant que ça me plaise un peu plus.

Alexandra

« Tabineko Ripôto » – Hiro Arikawa (2017)

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Editions : Actes Sud / Sortie : 2017 / 336 Pages / 22,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Un changement dans la vie de Satoru fait qu’il doit se séparer de Nana, son chat adoré. Débute alors une série de voyages chez des amis d’enfance, aux quatre coins du Japon, pour lui trouver un nouveau foyer. Mais le rusé matou, narrateur de ce savoureux roman, ne l’entend pas de cette oreille : il fera tout pour rester avec Satoru et prolonger l’aventure.

« Notre nouvelle vie à deux a donc commencé. Comme humain, Satoru était le colocataire idéal. Et je dois dire que comme chat, il pouvait pas trouver meilleur coloc que moi. On a filé le parfait bonheur comme ça pendant cinq ans ».

MON AVIS

Mais quel coup de coeur !! Je ne pouvais pas le lâcher ! Ce livre est un vrai bonheur ! Et en particulier pour les amoureux des chats comme moi. Ce Nana est un chat incroyable ! J’adore les parties où ils nous parlent à nous lecteurs, il nous livre ses mémoires. Ses mémoires de chat. Du coup je m’imaginait un des miens parler haha. J’ai 3 chats à la maison, et parfois c’est vrai que se serait pratique de comprendre ce qu’ils veulent nous dire !!

Non vraiment ce roman est à lire absolument ! C’est un pur moment de détente et de bonheur. Et en plus, c’est mon premier roman traduit du japonais, et j’ai adoré ! Du coup, je suis super contente. Je vais en lire d’autres, c’est sur ! Tout au long de ce livre, nous suivons donc Nana, et son maître Satoru. Ils ont vécus 5 ans de pur bonheur, et Nana ne cesse de répeter que Satoru est le meilleur des humains. Mais voilà, Satoru doit trouver un nouveau maître pour Nana. Nous ne saurons pourquoi qu’à la toute fin. Je vous laisse le suspens

Et c’est donc pendant la recherche d’un nouveau foyer que Nana nous évoque toutes leurs aventures, de l’enfance de Satoru, à leur rencontre, en passant par des histoires avec des proches de Satoru. Un périple à travers le Japon vraiment passionnant, et vu à travers les yeux d’un chat. C’est pas commun ! Et pourtant c’est tellement incroyable ! C’est tout mignon ! C’est donc un véritable coup de coeur pour moi, et je le recommande chaudement ! C’est drôle, tendre, et émouvant !

Alexandra

« The Girl On The Train » – Paula Hawkins (2015)

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Editions : Pocket / Sortie : 2015 / 453 Pages / 7,80€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller à Londres. Le 8 h 04 le matin, le 17 h 56 l’après-midi. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe, lors d’un arrêt, une jolie maison en contrebas de la voie ferrée. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle voit derrière la vitre. Pour elle, ils sont Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Rien d’exceptionnel, non, juste un couple qui s’aime. Jusqu’à ce matin où Rachel voit un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Rachel, bouleversée de voir ainsi son couple modèle risquer de se désintégrer comme le sien, décide d’en savoir plus sur Jess et Jason. Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu

« Être l’autre femme, c’est merveilleusement excitant, c’est indéniable : on est celle pour laquelle il ne peut s’empêcher de trahir son épouse, même s’il l’aime. On est une femme irrésistible – littéralement. »

MON AVIS

C’est depuis que je travaille en librairie que je me suis mise aux polars. Avant cela, je n’en lisait pas du tout. Et l’année dernière, en lecture commune avec Stéphanie (son blog est par ICI), j’ai lu La Fille du Train de Paula Hawkins.

J’ai mis un peu de temps à le lire car j’avais d’autres priorités de lectures pour le boulot. Mais j’ai juste adoré cette lecture ! C’était addictif dès le tout début, et hyper intriguant aussi ! C’est vraiment un excellent polar ! Les personnages sont très complexes, on ne cerne pas toujours tout, mais c’est ça que j’adore ! Et puis, je suis fan des polars psychologiques, ce sont les meilleurs pour moi. Et celui-ci fait clairement partie de cette catégorie. Il est absolument génial ! C’est l’un des meilleurs polars que j’ai lu en 2016 en tout cas !

C’était assez difficile de le lâcher arrivé à un certain point de l’histoire. On en arrive à avoir peur pour l’héroine principale, qui s’est retrouvé mêlée à cette hsitoire un peu à cause de sa curiosité et de son passé. On joue les détective nous aussi, mais on se mélange les pinceaux, on est manipulés par l’auteure. On ne sait plus qui est coupable. On croit trouver, et puis…. non ! C’est ça qui était incroyable ! Je vous le conseille vraiment !! Un polar addictif du début à la fin, avec du suspens qui vous tient en haleine, de l’action !! Je n’ai pas encore vu le film, mais je devrais peut-être ! Saurez-vous percer le mystère de cette histoire ?

Alexandra

« These Foolish Things » – Deborah Moggach (2004)

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Editions : Le Livre de Poche / Sortie : 2004 / 406 Pages / 7,10€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Délocaliser les vieillards ! C’est l’idée lumineuse qui va sauver le docteur Ravi Kapoor, un médecin londonien épuisé par son travail quotidien et par les soucis que lui cause son insupportable beau-père, Norman Purse, un vieux bonhomme égoïste, sans-gêne et, de surcroît, obsédé sexuel. Déjà expulsé de toutes les maisons de retraite convenables, Norman semble impossible à caser. C’est alors qu’un cousin de Ravi, un dynamique homme d’affaires, projette de créer en Inde une chaîne de maisons de retraite très « Vieille Angleterre », où des Britanniques d’âge avancé pourraient retrouver, au soleil et dans la paix, les mœurs et l’atmosphère de leur jeunesse. Dans la grande tradition de la littérature satirique anglaise, Deborah Moggach met en scène avec humour et tendresse ce petit monde dépassé par le temps, mais qui ne va pas tarder à découvrir que la vie peut encore apporter d’étranges bonheurs.

« Regardez un peu cette maison, dit-elle. On pourrait se croire en Angleterre. Mais avec du soleil. »

MON AVIS

Mais quel bonheur ! Quelle histoire ! Comme vous le savez maintenant, j’ai une réelle passion pour ce pays qu’est l’Inde, et avec ce livre, j’ai voyagée jusque la-bas et c’était magique ! J’ai visitée des temples, rencontrer des petits Indiens, rencontrer des Anglais dans leur hôtel. J’avais adoré le film (que je ne me lasse d’ailleurs pas de regarder encore et encore) avec son casting 4 étoiles ! Je voulais donc absolument lire le livre un jour. Et c’est chose faite ! Ils ont changé énormément de choses dans le film. Mais personnellement, j’ai aimé les deux, que ce soit le livre ou le film. C’était super !

Chaque pensionnaire de l’hôtel a sa propre histoire. Chacun à son excuse pour être venu jusqu’en Inde pour finir ses jours. Et certaines sont absolument improbables. Mais venant d’eux, ce n’est pas étonnant ! Ils ont chacun leur petit caractère. Au fil du temps, ils apprennent à se connaître, et deviennent de véritables amis, se connaissant chacun sur le bout des doigts. Pourquoi veillir ? C’est ce que certains tachent de comprendre. Et tentent ainsi d’en profiter jusqu’au bout, parfois jusqu’à choquer les plus jeunes !

Les hsitoires de familles sont au coeur même de ce roman. Les relations entre les aprents et les enfants ne sont pas toujours roses. Pareil pour les relations entre maris et femmes. Avons-nous vraiment fait le bon choix en épousant telle ou telle personne ? Suis-je heureux ? Certains découvrent alors en Inde une toute nouvelle vie, et plus important encore, se posent des questions et se découvrent eux-mêmes. Ils découvrent alors une personne qu’il ne soupçonnait abolsument pas être. Enorme coup de coeur pour Evelyn et le docteur Ravi Kapoor !

J’aimerais tellement aller en Inde un jour. Malheureusement ayant peur de l’avion, ça semble un peu compromis. Donc je voyage par mes lectures. Et celle-ci était absolument parfaite ! On découvre l’Inde dans tous ses aspects. Une très jolie lecture, avec des personnages très attachants. La morale de cette histoire ? On est vieux que si l’on se sent vieux. Profitez de la vie, quelque soit votre âge !

Alexandra

« Vite, ma retraite ! » – Myriam Bellecour (2017)

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Editions : Gaïa / Sortie : 2017 / 141 Pages / 10,00€ / Note★★★★

L’HISTOIRE

Marie, 43 ans, avocate parisienne frisant le burn-out, selon elle. En combustion permanente, selon ses proches. Il est grand temps de faire quelque chose. Partir en vacances ? trop classique. Ou alors… Qui n’a pas rêvé de prendre sa retraite à 40 ans ? Pourquoi faudrait-il attendre d’être senior pour s’occuper de soi ? Plutôt opter pour un stage en maison de retraite, en immersion totale. Un premier roman facétieux, tendre et ironique.

« Déjeuner à 11h30… C’est vite vu, je sauterai le petit déjeuner. Dîner à 17h30, c’est l’heure du goûter, ça va être plus compliqué d’envisager une choucroute à la place du muffin citron »

MON AVIS

Un livre qui se lit très vite et très facilement. Très drôle dès le début. Sans prise de tête et avec lequel on passe un super moment. L’histoire de cette jeune femme d’une quarantaine d’années, qui n’en peut plus de son travail et qui décide de passer quelques temps dans une maison de retraite. Elle veut prendre sa retraite ! Lorsqu’elle arrive là-bas, les pensionnaires évidemment ne comprennent pa pourquoi une jeune femme telle que Marie vient faire ici.

Elle va devoir s’habituer au mode de vie très décalé, aux horaires improbables des repas, aux activités incroyables proposées dans cette maison de retraite. Mais elle va vite se faire de vrais amis. Et elle ne s’y attendait certainement pas. Ella va vivre une incroyable aventure avec ces gens plus âgés qu’elle, mais qui ont sû garder leur âme d’enfant, et qui ne manque pas d’imagination quand il s’agit de s’amuser ! A découvrir d’urgence, pour un moment drôle et léger ! En bonus, je vous ai mis la citation que j’ai préférée dans ce premier roman très réussi !

Alexandra

« Tous les Hommes Chaussent du 44 » – Géraldine Barbe (2017)

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Editions : Le Rouergue / Sortie : 2017 / 128 Pages / 14,50€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

Comment écrire un traité de l’amour parfait, quand sa propre histoire d’amour foire ? Gilda, 40 ans et plus, sujette aux emballements les plus délirants et aux échecs retentissants, n’est peut-être pas la mieux indiquée, pour donner des conseils pertinents… même si elle a tendance à jouer double jeu, même avec ses lecteurs. Un roman loufoque, vif et pertinent, sur les relations hommes/femmes.

« Les gens qu’on aime, dit-il, on les aime pour toujours, sinon c’est que ce n’était pas de l’amour. »

MON AVIS

Une jolie lecture, tout en douceur et en légèreté. C’était une lecture très rapide, en 1h30 c’était fini. C’est une histoire sans prise de tête et qui se lit très bien. Mais malheureusement, je n’ai pas été très convaincue. L’écriture ma plu, mais l’histoire en elle-même, moyennement. Je n’ai pas vu grand intérêt on va dire. Certains passages étaient beaucoup trop rapides et pas assez détaillés. C’est donc une petite déception. Et oui, ça arrive !

Par contre comme je l’ai dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture, qui est légère et dotée d’un bel humour. Et c’est tout de même un livre qui nous change les idées pendant un petit moment, ce qui fait aussi du bien. Je tenterais peut-être un autre de ses romans un de ces jours, pour me faire une meilleure diée de l’auteure.

Alexandra

« Nos 14 Novembre » – Aurélie Silvestre (2016)

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Editions : JC Lattès / Sortie : 2016 / 276 Pages / 15,00€ / Note★★★★★

L’HISTOIRE

« C’était un vendredi, la vie était belle ». Le cauchemar est arrivé un soir de novembre sans crier gare et la vie d’Aurélie ne sera plus jamais comme avant. Matthieu avait prévu de rentrer tôt après le concert d’Eagles of Death Metal. A 21h46, il lui envoie son dernier texto : « ça, c’est du rock ». Quelques secondes plus tard, les terroristes entrent au Bataclan et font basculer des dizaines de familles dans l’horreur. Matthieu ne reviendra pas. Aurélie, au moment du drame, est mère de leur fils de trois ans et enceinte de cinq mois. Entre deuil et naissance, le livre raconte, d’un automne sanglant à un printemps layette, le combat invisible et émouvant d’une jeune femme qui ne veut pas renoncer à l’énergie, à la joie et au bonheur. Comment préparer une naissance lorsque l’on pleure le père de l’enfant à venir ? Comment rebondir quand tout vous assigne au statut décourageant de victime ? En partant de photos qui disent la quotidienneté de l’absence et la puissance de la vie qui s’accroche, elle témoigne de ce que fut une histoire d’amour assassinée et de ce que sera sa famille, amputée mais debout. Quand la vraie vie ressemble à une tragédie où la mort et la vie se livrent un combat féroce.

« La seule chose que l’on puisse faire, c’est s’aimer plus fort. »

MON AVIS

Un texte incroyablement fort ! J’ai pleuré tout le long. J’étais d’autant plus touchée car je connaissais le mari d’Aurélie Sylvestre. Il était mon professeur de Géographie et de Mondialisation à la FAC il y a à peu près 4 ans. Et c’était quelqu’un de génial ! Un professeur hyper gentil et humain

Je l’ai lu en une soirée. Et sans pouvoir m’arrêter de pleurer. C’est d’autant plus dur lorsqu’on connait les visages. Cette femme a une force incroyable ! Une lecture puissante ! Qui donne l’envie de vivre. De survivre. D’aimer ! Je pense que tout ceux qui ont connu Mr Giroud (même en tant que professeur comme moi, je pense à tous les étudiants de Marne-la-Vallée), devraient le lire. Ça fait du bien de le lire. On oubliera jamais notre professeur. Gentil et patient. Il m’avait marqué pour ça. Je suis arrivée avec deux semaines de retard en cours (je ne rentre pas dans les détails) et contrairement à d’autres profs qui me disaient de voir avec mes camarades, lui ma tout donné et ma intégré au groupe dès le premier jour. Cela peut paraître idiot pour certains, mais j’étais à cette époque assez renfermée et timide. Alors avoir un professeur aussi pédagogue ça met en confiance. Et ça aide. Et rien que pour ce petit geste, il fait partie du petit nombre des professeurs qui ont marqué mes études. Merci !

Aujourd’hui, nous vivons malheureusement dans un monde de peur, et de cruauté. Et nous n’avons pas le choix, il faut vivre avec, faire avec. Mais il ne faut pas se laisser dominer par la peur. Je sais c’est facile à dire. Je suis la première à stresser quand il s’agit de prendre les transports, de me rendre à un concert, ou à de gros évènements. Mais l’envie est bien plus forte. Alors je surmonte cela. Vivez !!

Alexandra